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Tunisie-Afrique-Europe – Solution énergétique propre : Miser sur l’hydrogène vert

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Depuis la fin du XIXe siècle, les Etats ne cessent de remodeler les paysages, coloniser des continents et dépeupler des régions entières afin de sécuriser leur approvisionnement en ressources fossiles. En Afrique, le marché de l’énergie se développe continuellement, suscitant la convoitise des géants mondiaux de l’électricité.

Fermes éoliennes, barrages, centrales solaires, géothermique ou nucléaires pullulent dans divers coins du continent noir. Les chiffres tablent sur près de 650 millions d’habitants qui n’ont toujours pas accès à l’électricité, soit plus de 40% de la population selon les chiffres de la Banque mondiale (BM). La Tunisie ne doit pas non plus perdre de vue ces données statistiques qui pourraient servir de lanterne.

D’ailleurs, le pays est sollicité par les Occidentaux, notamment les Italiens pour établir des partenariats entre l’Italie et l’Afrique, afin de développer des projets dans les secteurs des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert. Dans cette optique, s’inscrit la participation du Président Kais Saied au « Sommet Italie-Afrique » qui a été tenu en janvier dernier à Rome. Lequel sommet a été marqué par l’annonce d’une enveloppe de 6 milliards de dollars américains pour soutenir le développement de l’Afrique.

Un pont pour une croissance commune

Commentant cette actualité saillante, l’expert en énergie et hydrocarbures, Ghazi Ben Jemia, a alors parlé d’un pont pour une croissance commune. «A l’heure de la crise énergétique mondiale actuelle, plusieurs pays européens se précipitent vers l’hydrogène vert. Cela constitue un avantage pour la Tunisie dans la mesure où elle est en mesure de fournir cette énergie verte au marché européen», a-t-il affirmé dans des déclarations à la presse.

Cela va sans dire que la Tunisie est actuellement engagée dans la transition énergétique et est déterminée à réduire sa dépendance au gaz, qui représente près de 97% de sa production d’électricité. Selon l’Agence nationale de la maîtrise de l’énergie (Anme), le pays vise à augmenter la part des énergies renouvelables dans la production énergétique globale à 35% d’ici 2030, contre 3% actuellement, garantissant ainsi un approvisionnement en énergie sûr, accessible à tous et à des prix raisonnables à l’horizon 2035. Cette stratégie s’inscrit dans une vision qui tâche à combattre, à court terme, le problème de la sécurité énergétique à travers un modèle énergétique durable, selon le ministère de l’Energie. La Tunisie s’est également engagée dans le cadre de l’Accord de Paris à neutraliser les émissions de carbone à l’horizon 2050.

Un câble sous-marin entre le Cap Bon et Trapani

La modernisation du secteur énergétique en Tunisie consiste également en l’interconnexion avec l’Italie à travers le projet «Elmed» qui prévoit la construction d’un câble sous-marin de plus de 240 kilomètres entre la station électrique de Partanna (Trapani) et le Cap Bon. Les travaux, d’une valeur de 840 millions d’euros, dont 307 millions d’euros alloués par la Commission européenne, seront réalisés par Terna et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg). Une fois les travaux terminés, l’infrastructure garantira un courant continu de 600 mégawatts entre les deux rives de la Méditerranée. Pour l’avenir, les travaux permettront, d’une part, à la Tunisie d’exporter de l’énergie «propre» vers l’Europe ; d’autre part, l’infrastructure pourrait constituer une source d’approvisionnement énergétique pour toute la région d’Afrique du Nord, faisant de la Tunisie un véritable «hub» énergétique.

Les pays développés s’orientent vers une solution énergétique propre

En quête d’une échappatoire face à un compte à rebours climatique, les gouvernements des pays développés présentent l’hydrogène comme la solution énergétique propre de l’avenir.

D’ailleurs, le 18 mai 2022, la Commission européenne a présenté son plan énergétique REPowerEU, qui vise à réduire la dépendance des pays de l’Union européenne à l’égard des combustibles fossiles russes en accélérant la transition vers une énergie propre et en unissant leurs efforts pour mettre en place un système énergétique plus résilient.

La Commission estime les besoins d’infrastructures de 28 à 38 milliards d’euros pour les gazoducs et de 6 à 11 milliards pour le stockage pour répondre au caractère intermittent de la production d’énergie renouvelable. D’autant que plusieurs pays sont en train de mettre en œuvre des méthodes de production d’hydrogène à l’aide de centrales nucléaires afin de réduire leurs émissions de carbone, selon l’Agence internationale de l’énergie atomique.

De nouvelles centrales combinant production d’électricité et d’hydrogène pourraient ainsi voir le jour dans les prochaines années dans l’Ohio aux Etats-Unis, en Russie, en Chine, au Japon et au Royaume-Uni. La Tunisie n’a qu’à jouer autant que faire se peut pour mieux tirer profit de cette grande transition énergétique.

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