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Imed Khemeri : Ennahdha est pris en tenaille entre le pouvoir en place et les rivaux idéologiques

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Imed Khemeri : Ennahdha est pris en tenaille entre le pouvoir en place et les rivaux idologiques

Le porte-parole du mouvement Ennahdha, Imed Khemeri a considéré que l’arrestation de l’ancien chef du gouvernement et leader du parti, Ali Larayedh était infondée. Il a estimé que l’affaire avait été montée de toutes pièces par le pouvoir en place afin de camoufler son échec dans la gouvernance du pays. Il a considéré que les opposants tels que Seif Eddine Makhlouf, Abderrazak Kilani et plusieurs journalistes et blogueurs étaient harcelés juridiquement par le pouvoir en place.

Invité le 2 février 2023 par Malek Khaldi à La Matinale sur Shems FM, Imed Khemeri a affirmé que le dossier de l’affaire visant Ali Larayedh reflétait l’exploitation de la justice au profit de l’actualité politique. Il a indiqué qu’il y avait une divergence entre les rapports écrits présentés par la direction de la police des frontières et les rapports oraux pris en considération par le juge d’instruction.

Imed Khemeri a affirmé que l’intégralité des affaires et des accusations visant le mouvement Ennahdha émanaient de rivaux politiques. Il a considéré qu’il s’agissait de rivaux ayant échoué dans la gouvernance du pays, dans les batailles électorales et refusant la démocratie. Il a estimé que ces derniers optaient pour l’exclusion.

« Les rivaux politiques peuvent affirmer ce qu’ils veulent. La partie chargée de trancher dans ce genre d’affaires n’est autre que la magistrature juste, indépendante et non soumise aux instructions et à l’influence du pouvoir exécutif. Aujourd’hui, nous, mouvement Ennahdha, nous nous retrouvons pris en tenaille entre le pouvoir en place et les rivaux idéologiques. Ces derniers exploitent la pression sous laquelle se trouve la Tunisie… Celui qui gouverne par sa volonté (le chef de l’Etat, Kaïs Saïed) menace, quotidiennement, les magistrats… Les magistrats révoqués par décret ont été écartés parce qu’ils n’avaient pas obéi aux ordres et aux instructions du pouvoir exécutif », a-t-il dit.

Imed khemeri a estimé que le climat menaçait l’existence d’une justice indépendante. Il s’est interrogé sur l’absence de poursuites judiciaires visant d’autres chefs du gouvernement au sujet de l’envoi de Tunisiens vers les zones de conflits. Il a expliqué que ce phénomène avait été observé sous plusieurs gouvernements. Il a assuré que le chef de l’État, Kaïs Saïed et la ministre de la Justice, Leila Jaffel faisaient pression sur les magistrats afin d’influencer des affaires touchant la vie politique. Il a salué la résistance des magistrats.

Concernant le faible taux de participation aux législatives, Imed Khemeri a considéré qu’une partie des Tunisiens ont répondu aux appels lancés par les partis politiques et les organisations nationales. Une autre partie ne s’est pas manifestée en raison du désintérêt quant au processus entamé par Kaïs Saïed. Il a assuré que le président avait perdu sa légitimité et sa popularité. Il a souligné le caractère putschiste et la monopolisation de la prise de décision par le chef de l’État.

« Nous avons dévié du processus légitime à la date du 25 juillet 2021 en raison de la dégradation de la situation… Nous l’admettons… La situation était difficile… Il y avait une crise sanitaire en raison de la situation pandémique au niveau mondial… Après un an et demi, le pouvoir en place nie encore qu’il est la raison de la crise actuelle… Même le bey n’avait pas autant de prérogatives… Tous les pouvoirs sont aux mains d’une seule personne… Cette personne est dans le déni… Kaïs Saïed tient toujours l’opposition pour responsable de la situation… Le pouvoir nie être responsable de la situation… Kaïs Saïed doit assumer sa responsabilité », a-t-il ajouté.

Imed Khemeri a considéré que Kaïs Saïed devait démissionner afin d’organiser une élection présidentielle anticipée. Le chef de l’État, selon lui, a perdu sa légitimité en vertu de la constitution de 2014, mais aussi en vertu de celle de 2022. Il a assuré que le mouvement Ennahdha ne cherchait pas à retourner à la situation d’avant le 25 juillet 2022. Il a mis l’accent sur la gravité de la situation et la nécessité d’intervenir rapidement afin de sauver le pays.

Revenant sur une récente publication Facebook du leader d’Attayar, Hichem Ajbouni, Imed Khemeri a critiqué l’appel de ce dernier à écarter Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha, de la vie politique. Il a estimé qu’Attayar devait, lui aussi, procéder à une autocritique. Il a considéré que le parti devait revoir ses positions telles que les appels à appliquer l’article 80 de la constitution de 2014. M. Khemeri a considéré que le rôle de Rached Ghannouchi était une affaire interne au mouvement Ennahdha. Il a, également, assuré que ce dernier a été élu président de l’Assemblée des représentants du peuple suite à la tenue d’élections transparentes.

« Rached Ghannouchi n’est pas entré au parlement en utilisant un tank… Rached Ghannouchi a affirmé que le mouvement et lui-même étaient prêts à dialoguer et à faire des concessions afin de sortir de la crise… Utiliser ce sujet pour dévier de la véritable priorité est une déformation de la réalité… Tout le monde, organisations nationales et partis politiques, doit se remettre en question », a-t-il déclaré.

Imed Khemiri a affirmé que Rached Ghannouchi n’utilisait pas un discours cherchant à diviser les Tunisiens. Il a critiqué l’ingérence dans les affaires internes des partis. Il a indiqué que le congrès du mouvement Ennahdha aura lieu durant l’été prochain et que Rached Ghannouchi ne se représentera pas en tant que candidat à la présidence du parti.

S.G

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