Culture

Ali Kraiem, musicien techno et compositeur de musique de films : L’art de la techno cinématique

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21 ans et c’est déjà une signature musicale que le monde connaît et que la Tunisie ignore, malheureusement, comme des centaines de jeunes qui ont du talent à en revendre. C’est important de lire les intentions de ceux qui font leurs premiers pas et qui marqueront peut-être un jour l’histoire de la Tunisie.

C’est peu dire que Ali Kraiem est passionné par la musique. Nous dirons plutôt que la musique l’habite et circule dans ses veines et il n’a que 21 ans ! 21 ans et c’est déjà une signature musicale que le monde connaît et que la Tunisie ignore, malheureusement, comme des centaines de jeunes qui ont du talent à en revendre et qui restent comme une terre en friche que des producteurs étrangers tentent d’exploiter si ce n’est pas déjà le cas.  La guitare fut son premier amour et sa porte d’entrée pour le monde de la techno… Ses noces amoureuses avec la guitare ont commencé à 11 ans pour nous donner un jeune surdoué de la guitare et majeur de sa promotion au Conservatoire de l’Ariana. Il a fait partie de plusieurs groupes de rock, métal, hard et jazz avant de produire sa propre musique électronique. Ali Kraiem est aujourd’hui un label international en Allemagne, Hollande, Espagne, Bulgarie, Grèce et dernièrement en Ukraine. Ali Kraiem a également composé des musiques de films, notamment pour le documentaire produit par l’Inde «Resilience and displacement» ainsi que pour un long métrage tunisien qui sera bientôt sur nos écrans. Sa musique techno se décline en deux genres : le hard industriel atmosphérique et cinématique et la «bouchka» qui est un style underground d’origine russe. Comment est-il arrivé de la techno au hard industriel ? Quelle est sa touche créative et personnelle dans la musique qu’il a créée ? «J’ai remarqué que la techno étant répétitive, alors que je suis passionné par la musique progressive, répond Ali Kraiem, ce qui fait que j’ai essayé de créer une musique techno progressive avec des atmosphères qui lui sont propres. Tout en créant ces atmosphères j’ai abouti sur un monde musical».

Le jeune musicien s’inspire beaucoup des Pink Floyd, et pour lui il ne s’agit pas seulement de technique mais aussi d’énergies qu’il transmet à ses créations. «C’est l’énergie qui domine ma musique, la technique n’est qu’un véhicule, dit-il, mon objectif est de transmettre mes sentiments et mes ressentiments, mon opinion et ma position sur certains sujets et je n’ai que cette musique pour l’exprimer. Pour tout vous dire, je respire par cette musique et c’est en elle que je retrouve toute la liberté». Sur un autre plan, Ali Kraiem a réussi à mélanger la techno à notre patrimoine tunisien en introduisant quelque chose de cinématique, autrement dit c’est de la narration musicale et lorsqu’on écoute un «track» on écoute une histoire, c’est de la narration.  Ici, il conviendrait de noter son track qui n’a pas laissé indifférent, qui porte le titre de «Ya Latif» et qui illustre cette touche tunisienne dans ce genre de musique. «Dans un monde où la violence est partout, il n’y a pas mieux que d’implorer une intervention divine, dit-il, “Ya Latif” est pour moi un appel au secours». Un appel au secours au cœur même de cette musique qui semble débarquer d’un autre univers. Nous l’avons écouté ! C’est novateur et les paroles en question  au cœur de cette musique avaient cet air de «quelques grammes de finesse dans un monde de brutes», pour reprendre ce slogan célèbre. Une approche particulière des textures sonores et une création nourrie d’images mentales.

C’est important de lire les intentions de ceux qui font leurs premiers pas et qui marqueront peut-être un jour l’histoire de la Tunisie.

Comme beaucoup de jeunes artistes, on refuse à Ali Kraiem le visa alors qu’il est invité à se reproduire dans toute l’Europe, mais en attendant ce sont les grosses pointures de la musique undergroud qui viennent lui rendre visite en Tunisie. Quand est-ce que nos responsables prendront en main ce dossier de visas pour des artistes capables de porter haut notre drapeau? Des dispositions au ministère des Affaires étrangères devraient aboutir sur un service au sein de ce ministère chargé de gérer les dossiers des artistes et de la diffusion des films tunisiens à l’étranger.

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