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Ahmed Laâmiri dénonce l'inaction des autorités face à l'augmentation des prix des viandes rouges

Ahmed Lamiri dnonce linaction des autorits face laugmentation des prix des viandes rouges

Entre la hausse du coût de l’alimentation animale, l’érosion du cheptel, et les autorités qui font la sourde oreille, les bouchers ne savent plus où donner de la tête. Les consommateurs, eux, boudent les viandes rouges en raison de l’augmentation des prix. Les prix devraient d’ailleurs augmenter davantage alors que le mois de ramadan pointe du nez.

Si l’on veut sauver la filière et permettre aux consommateurs de s’approvisionner en viandes rouges à des prix raisonnables, il faut rééquilibrer le marché, selon le président de la chambre des bouchers, Ahmed Laâmiri.

Invité de Hatem Ben Amara dans la matinale de Jawhara FM du mardi 20 février 2024, M. Laâmiri a établi un diagnostic pessimiste notant que les autorités en charge ne veulent pas réformer le secteur. « Les parties prenantes ne nous ont pas écouté. Elles sont enfermées dans leurs bureaux et n’ont aucune idée de la réalité du terrain », a-t-il affirmé dénonçant plusieurs contre-vérités au sujet de la production de viandes rouges et les prix appliqués sur le marché. « Quand le ministère du Commerce entend certaines parties du ministère de l’Agriculture, de l’Office de l’élevage et des pâturages et de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche assurer que la production est disponible, c’est normal qu’il n’importe pas de viandes ».

Il a souligné que l’organisation n’a pas cessé depuis 2012 d’envoyer des correspondances aux autorités en charge et de discuter avec les responsables dans l’optique de réformer la filière, en vain.

Interpellé sur la récente décision du ministère du Commerce d’importer les viandes réfrigérées pour réguler les prix sur le marché, M. Laâmari a signalé que la Société tunisienne des viandes avait effectivement engagé le processus, mais s’était heurtée aux prix exorbitants sur le marché international des viandes rouges. A son sens, la décision du ministère arrive tard et l’absence de contact avec des exportateurs de viandes ne permettrait pas à la Société tunisienne des viandes de s’approvisionner à des prix raisonnables, contrairement aux sociétés privées.

Le président de la chambre des bouchers a précisé qu’il avait adressé plusieurs correspondances au ministère du Commerce depuis le mois de décembre à ce sujet et qu’il avait présenté toutes les données nécessaires, mais rien n’a été fait. Les répercussions de cet immobilisme seront, d’ailleurs, désastreuses. Les prix des viandes rouges vont, selon ses dires, s’envoler durant le mois de ramadan pour dépasser les cinquante dinars par kilo. « Tant qu’il n’y a pas de régulation, les prix vont certainement augmenter. Les viandes bovines se vendent actuellement à une moyenne de 42 dinars le kilo et de 51 dinars le kilo pour les pièces nobles. Les viandes ovines se vendent, elles, à des prix variant entre 42 et 48 dinars le kilo, sachant que dans les régions de production, elles se vendent à 45 dinars le kilo », a-t-il expliqué.

N.J 


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