Economie tunisie

« Women global investment summit 2024 » : Pour des solutions tangibles au profit de l’investissement

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Cette première édition a pour ambition de donner une envergure internationale à la mission principale du Cife, celle de promouvoir l’autonomisation économique des femmes.

Le Conseil international des femmes entrepreneurs (Cife) a tenu, récemment en Tunisie, le « Women Global Investment Summit 2024 » (Wgis). Cette première édition a pour ambition de donner une envergure internationale à la mission principale du Cife, celle de promouvoir l’autonomisation économique des femmes. Dans son allocution d’ouverture, Me Hamida Mrabet Laâbidi, ancienne ambassadrice et chargée des relations internationales du Cife, a révélé : «Nous sommes réunis pour célébrer la force et l’énergie des femmes qui font bouger les choses. Ces femmes qui ont décidé de prendre leur destin en main, de créer leur propre entreprise, de réaliser leurs rêves. Notre objectif est de défier les conventions et briser les barrières qui pourraient limiter notre parcours entrepreneurial. Aujourd’hui, le Cife offre à travers cette rencontre un espace de dialogue et d’échange constructif entre les différents acteurs concernés par l’entrepreneuriat féminin, un espace afin de partager des expériences, identifier des obstacles et proposer des solutions concrètes, et tisser des liens durables de nos séances de networking ». Quel avenir pour l’entrepreneuriat en Tunisie ?

L’entrepreneuriat à l’ère de l’innovation

Selon Mazen Al Kassem, Key expert entrepreneur-ship and innovation à expertise France, « Aujourd’hui, nous vivons une époque de bouleversements rapides et constants, notamment avec l’avènement de l’innovation, des technologies de pointe et de l’intelligence artificielle (IA). Ces avancées transforment profondément la manière dont les entreprises sont créées, gérées et développées. Nous vivons aussi, dans un monde de plus en plus connecté, interconnecté, et sur une planète de plus en plus fragile. Donc, l’innovation est au cœur de l’entrepreneuriat moderne. Les entrepreneurs doivent constamment innover pour rester compétitifs sur un marché en évolution rapide. Les technologies émergentes, de pointe, telles que l’IA, offrent évidemment des opportunités uniques aux entrepreneurs en leur permettant de développer des produits et des services plus efficaces, plus personnalisés et plus pertinents pour leurs clients ». Et de poursuivre : « Depuis que j’ai atterri en Tunisie il y a quatre ans, je constate avec grande joie que les start-up tunisiennes se distinguent par leur créativité et leur capacité à développer des solutions innovantes dans des secteurs variés, tels que la santé, l’éducation, l’agriculture, le commerce électronique, et bien d’autres. Cependant, l’écosystème entrepreneurial tunisien doit relever plusieurs défis pour tirer pleinement parti des opportunités offertes par l’innovation, les nouvelles technologies et l’IA. Parmi ces défis figurent bien sûr la pérennisation de l’écosystème, l’accès au financement, le développement des compétences, la connectivité et l’infrastructure technologique, la réglementation et l’environnement des affaires, ainsi que la promotion continue d’une culture entrepreneuriale, d’innovation et d’agilité ».

Selon l’intervenant, pour surmonter ces défis, il est crucial, entre autres, de renforcer la collaboration entre le gouvernement, le secteur privé, les universités et la société civile, afin de contribuer à l’essor d’un écosystème tunisien de l’innovation. En mettant en œuvre des programmes d’aide au développement sur les thématiques de l’entrepreneuriat innovant, l’entrepreneuriat vert et l’internationalisation des entreprises tunisiennes, pour n’en citer que trois, « Expertise France » contribue, à son échelle, à appuyer la Tunisie à surmonter ces défis. Mazen a noté, par ailleurs, que le projet « Qawafel », financé par l’AFD, vise à appuyer l’internationalisation des start-up et PME tunisiennes à l’échelle du continent africain, avec un fort engagement environnemental et social défini via un plan de gestion environnemental et social afin de prévenir, minimiser, atténuer et compenser les effets défavorables potentiels, mais aussi pour accroître les impacts positifs. Avec un but global de contribuer à la création d’emplois, au développement économique inclusif de la Tunisie et à son intégration aux marchés du continent africain en appuyant l’internationalisation de ses entreprises sur le continent.

Le combat des femmes entrepreneurs

Marcus Cornaro, ambassadeur de l’UE en Tunisie, a souligné, pour sa part, que le combat pour les femmes entrepreneurs est un enjeu clé pour le développement en Tunisie. « Ce réseau important aide les femmes à accéder aux opportunités et obtenir la reconnaissance qu’elles méritent. L’augmentation de la participation des femmes à la vie économique représente un défi prioritaire en Europe, dans la région Mena et en Tunisie, tout en étant essentielle pour une croissance économique. L’entrepreneuriat des femmes est bien plus qu’une simple expression économique, c’est un catalyseur de progrès social, une source d’innovation et un levier de croissance durable. En investissant dans les femmes entrepreneurs, nous investissons dans l’avenir de nos économies et de nos sociétés. L’Union européenne reconnaît pleinement le potentiel immense des femmes en tant qu’entrepreneures. Les femmes apportent une perspective unique, une créativité débordante et un engagement inébranlable à la table des négociations économiques. Cependant, malgré leur talent et leur détermination, les femmes entrepreneurs restent confrontées à de nombreux obstacles qui entravent leur plein essor.

Ces obstacles peuvent être d’ordre financier, social ou institutionnel. Les femmes sont souvent confrontées à un accès limité aux financements, ou bien des stéréotypes de genre tenaces qui freinent leur progression », a expliqué Corano. Il a insisté pour que partout, en Europe, en Tunisie, ou ailleurs, il devrait être une évidence que les mères et les pères puissent de manière égale poursuivre une carrière. « Un salaire égal pour un travail égal devrait être la norme. Mais c’est encore loin d’être une monnaie courante, en ce qui concerne les postes les plus élevés occupés par des femmes. Il reste beaucoup à faire ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En Tunisie, le taux de chômage reste nettement plus élevé pour les femmes, soit 21,1% contre 13 % pour les hommes. Ce gap entre femmes et hommes est encore plus important quand il s’agit particulièrement des diplômés du supérieur, selon les statistiques de l’INS pour l’année 2023. « Et cela est également vrai pour d’autres problématiques. Pour lancer leurs propres projets, il faut un accès au financement. Là aussi, 17% seulement des femmes en Tunisie ont bénéficié des crédits accordés par la Banque de financement des petites et moyennes entreprises contre 83% pour les hommes. La véritable égalité nécessite une attention et un engagement quotidien de nous tous. Nous avons le pouvoir d’influencer le cours de l’histoire, notamment par le biais de lois et d’investissements publics. L’UE s’engage activement à soutenir l’entrepreneuriat des femmes et à renforcer les capacités grâce à des programmes de formation technique. A travers l’approche collaborative « équipe Europe », plusieurs projets sont actuellement mis en œuvre en coopération avec les Etats membres de l’UE et dans le cadre du plan d’action genre pour concrétiser ces objectifs », a détaillé Corano.

Il a cité les projets « Innov’i », en appui à l’entrepreneuriat innovant, « Insadder », en appui aux PME qui veulent exporter ou bien « Tounes Wijhetouna », avec un appui spécifique aux entreprises des femmes artisanes. « Si les femmes ont la possibilité d’atteindre les plus hautes sphères et de prendre des postes de leadership, nous pouvons surmonter les préjugés de genre », a-t-il souligné.

Et de continuer : «Il est important de construire des réseaux et des alliances comme le Conseil international des femmes entrepreneurs (Cife). Il est significatif que cette expérience voie le jour ici en Tunisie, pays, mine de talents liés au savoir des femmes ».

Développer des idées créatives

Le pays ne peut effectivement demeurer en marge de l’essor des services financiers électroniques dans un monde excessivement connecté. L’avènement de la crise sanitaire du Covid-19 a permis d’accélérer la transition digitale partout dans le monde et particulièrement en Tunisie, y compris en ce qui concerne la vulgarisation du e-commerce et de l’utilisation des services exigeant le recours au paiement électronique. Jaouher Mghirbi, CEO et co-fondateur de la plateforme de crowdfunding « C’nBEES », nous a expliqué que la plateforme va ouvrir son capital à l’actionnariat des porteurs de projets, à impacts social et environnemental. Il a annoncé que le projet qui finalise ses dernières démarches réglementaires pour son entrée en production prévu début du deuxième semestre de 2024. Ledit projet a mis en place les solutions juridiques et réglementaires qui permettront à la communauté de « C’nBEES » d’être des associés à part entière qui participeront aux prises de décision et à la création de l’impact positif via l’implication de leurs communautés respectives». Il a conclu : «Notre objectif est de créer la richesse ».

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