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Tunisie-Qatar : Les raisons d’un réchauffement et des perspectives de coopération prometteuse

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La coopération bilatérale entre la Tunisie et le Qatar vit-elle un vrai dégel, voire une nouvelle lune de miel ? On serait tenté de répondre par l’affirmative, à la lumière de la dernière rencontre à Alger entre le Chef de l’Etat, Kaïs Saïed, et son homologue SAR l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Ibn Hamad Al Thani.

Le Fonds d’amitié qatari qui avait, par le passé, efficacement contribué au financement de nombreux projets de développement en Tunisie, pourrait jouer un rôle crucial dans le réchauffement de la coopération entre les deux pays. 

La coopération bilatérale entre la Tunisie et le Qatar est-elle conviée à un dégel, voire une nouvelle lune de miel ? On serait tenté de répondre par l’affirmative, à la lumière de la dernière rencontre à Alger, entre le Chef de l’Etat, Kaïs Saïed, et son homologue SAR l’Emir du Qatar, Cheikh Tamim Ibn Hamad Al Thani. Il est vrai que ce tête-à-tête qualifié de « cordial et positif», s’est soldé notamment par l’annonce de la reprise des réunions de la Haute commission mixte dont la prochaine session est prévue incessamment en Tunisie.

Cela laisse entendre qu’un réchauffement des relations entre les deux pays est fort probable, après un froid qui a commencé le 30 juin 2021, au lendemain de l’examen par l’ARP du projet d’octroi d’un siège résidentiel au Fonds d’amitié qatari (QFF :Qatar Friendship Fund).

Cette séance, sous la coupole du palais de Bardo, a provoqué, on s’en souvient, un tollé dans les partis de l’opposition, à l’époque où le pays tanguait dans tous les sens !

Certains élus qui avaient refusé de soutenir la mise en place de ce mécanisme, considérée à l’époque comme allant à l’encontre de l’intérêt national, a eu malheureusement pour effet la suspension du fonds et des aides associées.

Un beau bilan et des projets en devenir

Deux ans après, plus précisément le 31 janvier dernier, l’ARP a enfin adopté ledit projet, la majorité des députés ayant reconnu « la grande portée de cet accord et sa contribution à la promotion des investissements multidimensionnels en Tunisie ».

Revoilà donc le QFF réinventé, ce qui est de nature à baliser la voie au redémarrage effectif de la coopération tuniso-qatarie. Il est vrai que ce fonds, faut-il le rappeler, présent en Tunisie depuis 2002, projetait d’investir jusqu’à 5 milliards de dinars dans le cadre du financement de projets relevant de plusieurs secteurs, dont les PME (petites et moyennes entreprises) l’habitat, l’agriculture, l’enseignement et la santé.

Structure étatique dépendant du fameux Fonds de développement du Qatar au budget colossal (335 milliards de dollars) et doté d’un rayonnement international et d’énormes investissements dans pratiquement les cinq continents, le QFF peut se targuer, depuis son avènement et avant son éclipse de deux ans, d’un bilan très positif, voire exemplaire.

En effet, il a notamment financé 30 startup, 20 mutuelles agricoles, 50 logements sociaux au Kef et 98 à Mahdia, Sidi Bouzid et Kairouan, 800 logements sociaux à Sejoumi (gouvernorat de Tunis) cinq écoles dans les zones rurales, 10 dispensaires, ainsi que l’hôpital pour enfants à la Manouba, tout en octroyant quelque 70 MD de prêts sans intérêts au profit de PME et à environ 10 mille jeunes désireux de lancer leurs propres projets. Par ailleurs, son apport social est d’autant plus important que 89,6% des bénéficiaires sont des habitants des zones de l’intérieur du territoire.

Globalement, ces investissements ont généré la création de pas moins de 20 mille nouveaux postes d’emploi. A l’ambassade du Qatar à Tunis, l’optimisme est de mise, a-t-on constaté. « Les relations entre les deux pays sont toujours au beau fixe », nous assure le service de presse et de communication de l’ambassade qui fait part d’ «une augmentation notable du nombre de visites de travail entre les représentants des deux pays dans tous les domaines, en attendant la prochaine tenue en Tunisie de la réunion de la Haute commission mixte qui devra normalement sceller un développement de la coopération bilatérale».

Le cas des sans-papiers tunisiens

Sur un autre plan, l’on sait que la communauté tunisienne basée au Qatar est officiellement estimée à 30 mille personnes. Or, il y a un hic : outre cette communauté, on compte dans ce pays quelque 20 mille autres Tunisiens en situation irrégulière.

Éparpillés aux quatre coins de l’Emirat, mais avec une plus forte concentration dans les zones de Doha, Al Gharrafa, Al Khour et Al Rayene, ils ont atterri sur le sol qatari grâce à des visas de court séjour que leur délivrent des sociétés tunisiennes exerçant illégalement, qui leur soutirent de l’argent (jusqu’à 5 mille dinars le visa) en leur promettant monts et merveilles.

Arrivés à destination, ils se retrouvent dans la rue, livrés à eux-mêmes, sans emploi, sans logement, sans soutien. « On n’y peut rien», concède-t-on à l’ambassade du Qatar qui précise que «ce phénomène s’est hélas développé en l’absence de restrictions juridiques».

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