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Réforme du football Tunisien devant le prochain bureau fédéral : Quel chantier !

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Cet immense chantier attend la prochaine équipe fédérale qui prendra en charge ce football en nette perte de vitesse ayant besoin d’une main secourable qui le tirera de son inquiétante solitude.

Avoir le niveau, le rythme, l’engagement des joueurs à l’occasion des rencontres qui ont eu lieu, nous mesurons l’étendue du chantier qui attend le prochain bureau fédéral et, bien entendu, le directeur technique national.

Ce que nous avons vu, nous l’avons comparé à ce qui se passe ailleurs. Et nous avons compris que, durant un bon bout de temps, nous avons poursuivi l’ombre et délaissé la proie.

Bellahsen Mellouche, qui fait  actuellement office de DTN, a préparé un rapport et imaginé un certain nombre de propositions qu’il s’apprête à présenter aux futurs membres fédéraux. Sans compter que le Comité chargé d’examiner les candidatures a, sans le vouloir bien entendu, exaucé les vœux de «La Presse» et a reporté l’assemblée générale.

Nous avons toujours pensé, après la communication du responsable juridique du MJS, que c’était ridicule d’élire un bureau qui n’aura que six mois d’activité.

Le programme de Mellouche touche à l’organisation de la compétition ce qui nous ramènera à la formule classique. Une division de quatorze clubs qui joueront un championnat normal et non pas un système biscornu, saucissonné, sans goût ni explications techniques,  puisé on ne sait où et qui pouvait ouvrir la voie à bien des manipulations.

Autre question importante concernant les entraîneurs et leur nombre au niveau de la ligue 1. Le personnel d’encadrement obéit à une logique éprouvée par ceux qui considèrent une compétition comme quelque chose de sérieux et non une simple formalité à accomplir. Ces projets attendront les prochaines élections, à moins que l’on décide le contraire. Mais tous ces gribouillages ne feront pas sortir notre football de la nasse dans laquelle il se trouve.

Frilosité inquiétante

Alors que nos frères et amis algériens, marocains et libyens accueillent à bras ouverts nos meilleurs techniciens, qu’un bon nombre de joueurs de ces pays opèrent au sein d’un grand nombre de formations huppées de France, d’Espagne et d’ailleurs, nous continuons à nous inquiéter du devenir incertain de la majorité de nos sélectionnés, dont bon nombre s’inquiète de son devenir. Malheureusement, le football a, depuis belle lurette, imposé son propre rythme à toutes les équipes de la planète. Et il nous semble que nous sommes les seuls à ne pas comprendre que ce football est devenu un facteur incontournable dans l’élaboration d’une politique d’Etat au sens large du terme. La frilosité de nos équipes est si inquiétante que l’on est surpris par les hésitations qui prédominent dans les réactions et les prises de position.

Qu’un joueur s’absente pour une raison ou une autre et c’est le drame, alors qu’ailleurs, cela représente une occasion de lancer un jeune en lui donnant le temps de jeu qu’il attend en se morfondant  sur le banc depuis des mois. Qu’un autre demande à partir et c’est la fin du monde. Ces situations prouvent que la maturité dont se prévalait notre football n’est plus de mise. Ces années de doute, de manœuvres, de manipulations l’ont marqué. Les querelles de clochers ont vidé ce sport de sa substance. On a oublié que ce sport est une discipline de rigueur et de lutte. Ces compétitions régulières à l’issue desquelles on brasse des milliards et des milliards servent à quelque chose. Elles forgent les caractères des joueurs, les dressent et durcissent leur volonté de dépassement. Des joueurs convaincus qu’ils se doivent de donner le meilleur d’eux-mêmes et non pas qui se contentent de faire acte de présence tout en se préservant pour leurs clubs d’appartenance, confiants que leur place est acquise. Combien avons-nous vu, lors des compétitions officielles de l’équipe nationale, de joueurs qui ne sont que l’ombre de ceux que l’on voit évoluer au sein de leurs clubs ? Pour ces éléments, le seul moyen  de les convaincre de ne pas tricher est bien de leur désigner un sélectionneur qui n’a pas peur des noms, tout disposé à lancer des jeunes prêts à tout pour gagner leur place. Et on a appris qu’il suffisait de s’attirer les bonnes grâces des «faiseurs de rois» pour franchir les obstacles les plus difficiles.

En d’autres temps, il aurait été plus facile de se rendre compte que les vents contraires qui soufflaient allaient renverser ces idoles que l’on a créées de toutes pièces.

Notre compétition, qui était à une certaine époque un exemple, n’est plus qu’une formalité à accomplir. En six mois ou en dix c’est égal. Il y aura toujours un champion et des relégués. Quant au niveau, personne n’ira fouiner sous le tapis sous peine d’être englouti sous la poussière de l’oubli. Et  avec tous ces problèmes qui ont fait du football tunisien, et de ses clubs, des clients assidus de la commission des litiges de la Fifa, nous voulons rivaliser avec des pays qui se sont imposés comme des découvreurs et des formateurs de talents, respectés et sollicités. Cet immense chantier attend la prochaine équipe fédérale qui prendra la charge de ce football en nette perte de vitesse qui attend la main secourable qui le tirera de son inquiétante solitude. Ou la main qui l’enfoncera davantage dans les profondeurs de l’abîme…

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