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Les frappes contre Gaza à leur 60e jour : «Même les passants dans la rue sont pris pour cibles par les soldats israéliens à Khan Younès»

 

• Le porte-parole de l’Unicef à Khan Younès : «Les mots me manquent pour décrire les horreurs frappant les enfants ici»,
• La présidente du Comité international de la Croix-Rouge : «Ce qui m’a le plus choquée, ce sont les enfants qui ont des blessures atroces et qui ont également perdu leurs parents et n’ont personne pour s’occuper d’eux».

Après sept jours de trêve humanitaire dans la bande de Gaza, suite à une médiation égypto-qatarie, l’Etat hébreu a repris les bombardements intensifs contre les populations civiles en étendant les frappes à la partie sud de cette enclave, soumise à un blocus hermétique.

Les forces d’occupation ont, plus tôt, poursuivi leur entreprise génocidaire contre les habitants civils palestiniens sous prétexte de pourchasser les combattants de la Résistance et libérer les otages israéliens.

En effet, au 60e jour depuis le début de l’agression, les bombardements se sont étendus à la partie-sud de Gaza, jusque-là relativement épargnée, avec des frappes aériennes et des incursions terrestres notamment dans la ville de Khan Younès au Sud de Gaza. Une mère tunisienne, dont le fils de 18 ans, né d’un mariage avec un Palestinien, se trouve en ce moment à Gaza, nous livre les témoignages de son fils. Lorsque les brèves communications le permettent, le fils raconte à sa mère que «mêmes les passants dans la rue à Khan Younès sont pris pour cibles par les soldats israéliens qui n’hésitent pas à les tuer de sang-froid sans motif apparent… ».

Un scénario encore plus infernal

D’ailleurs, la coordination humanitaire est largement mise à mal par l’entité sioniste qui use de procédés contraires à toutes les conventions et lois internationales. Les alertes et dénonciations de l’Organisation mondiale de la Santé et la Croix-Rouge ont été ignorées par l’armée de l’occupant.

Au moment où l’armée de Tel-Aviv poursuit son offensive et le déploiement de ses troupes dans le sud de Gaza, en ce mardi 5 décembre, nombreuses sont les associations humanitaires et organisations internationales qui expriment leur vive inquiétude, alertant la communauté internationale quant à un probable «scénario encore plus infernal» pour les civils.

C’est ce qu’a indiqué à l’AFP; Lynn Hastings, coordinatrice humanitaire de l’ONU pour les Territoires palestiniens pour qui, un scénario encore plus infernal est sur le point de se réaliser, surtout que les opérations humanitaires ne pourront peut-être pas répondre», après que l’Etat sioniste a annoncé le probable non-renouvellement du visa de cette mission onusienne.

La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (Cicr), Mirjana Spoljaric, a fait ce témoignage émouvant relayé par l’ AFP : «Ce qui m’a le plus choquée, ce sont les enfants qui ont des blessures atroces et qui ont également perdu leurs parents et n’ont personne pour s’occuper d’eux », avant d’enchaîner qu’un grand nombre de «civils n’ont nulle part où aller».

Un bilan chaque jour plus lourd

Ces nouveaux événements constituent, donc, un réel tournant dans la situation à Gaza avec un bilan, chaque jour plus lourd.

Alors que la plupart des hôpitaux du nord sont hors service, ceux du sud sont débordés par le nombre de blessés, alors qu’ils sont sans électricité, sans oublier que leurs réserves de carburant pour faire tourner les générateurs sont presque à sec.

À titre d’exemple, l’hôpital Nasser de Khan Younès accueille quotidiennement et après chaque explosion, de nouveaux blessés et de nouveaux corps, parfois sans personne pour les identifier. «Les mots me manquent pour décrire les horreurs qui frappent les enfants ici», a déclaré dimanche dans une vidéo James Elder, porte-parole de l’Unicef. Et selon un nouveau bilan actualisé, après plus de dix mille frappes, reconnues par l’armée sioniste, on compte plus de 15.500 martyrs et des dizaines de milliers de blessés dont 70% de femmes et d’enfants. Plus de la moitié des habitations ont été détruites, comme indiqué par l’Organisation des Nations unies dont le secrétaire général, Antonio Guterres, affirme qu’il s’agit «d’une catastrophe humanitaire monumentale». Ce qui inquiète davantage, c’est l’incertitude quant à l’évolution de la situation, dans le sens où les dirigeants de l’entité sioniste évoquent sans équivoque qu’ils sont décidés à poursuivre leur agression jusqu’à «la réalisation des objectifs, en l’occurrence la libération de tous les otages et l’élimination de toute future velléité de la part du Hamas», ce qui laisse entendre une véritable extermination des populations palestiniennes dans la bande de Gaza, voire ailleurs…

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