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Interview – Hosni ZOUAOUI (ex-international cabiste) : «Le CAB est sur la bonne voie»

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Il y a des joueurs dont la carrière ne suscite pas l’intérêt et d’autres qui, a contrario, ont marqué de leur empreinte l’histoire du club pour lequel ils ont opté. Au Club Athlétique Bizertin, tout comme en équipe de Tunisie, Hosni Zouaoui fait partie de cette race de joueurs en voie de disparition. Promu à l’âge de 18 ans en équipe sénior cabiste en 1977, Hosni Zouaoui est convoqué pour son premier match en tant que remplaçant contre l’EST. Il côtoyait à cette époque les Gasmi, Baratli, Jerbi, Ridha Mokrani, Mahouachi, Gabsi, Kchok, Ghouael, Mellouli pour ne citer que ceux-là. Petit à petit, il est devenu titulaire à part entière dans une équipe où les places étaient chères. Très athlétique, il était omniprésent sur le terrain. Ses qualités techniques et sa vision de jeu ont fait de lui un élément indispensable, aussi bien en défense centrale, à ses débuts, qu’à l’entrejeu notamment en tant que pivot. Après une année, en 1980, avec les Olympiques, il fut appelé en 1981 en Equipe nationale. Il a évolué aux côtés de Tarek Dhiab, Naili, Ben Yahia, Bakaou, Gobantini, puis avec Faouzi Rouissi, Ben Doulet, Rakbaoui et Hergal par la suite. Très sérieux aux entraînements et en dehors du stade, sa carrière de footballeur a pris fin en 1994 à 36 ans après 17 saisons sans interruption. Il est le joueur qui a joué le plus grand nombre de matches au CAB (près de 370) loin devant le gardien de buts des années 60 Houcine El Bez (240). Une carrière donc bien remplie mais au cours de laquelle il a contracté plein de blessures, parfois bien pénalisantes comme celles qui touchent les ligaments croisés, le déplacement du tibia, la calcification du tendon rotulien… Bref, Hosni Zouaoui est un vrai combattant et phénomène à la fois ! Il a eu comme entraîneurs respectifs les Nedoklan, Larbi Zouaoui, Tkoli, Youssef Zouaoui, Ben Miled, Ben Othmane, Alexandre, Melliti, Nadoviza, Kulesza. Aujourd’hui, l’ancien pivot de charme cabiste, converti en technicien et exerçant ces derniers temps en Arabie Saoudite, a bien voulu répondre à nos questions en abordant sa longue et riche expérience, un parcours jalonné de titres et de consécrations.

Avez-vous une idée sur le championnat de notre pays ?

Oui, bien sûr ! Quand je ne suis pas là (en Tunisie) je regarde les matches à la télévision. Je ne suis pas au courant de tout ce qui s’y passe mais je juge notre football au vu des prestations des clubs sur le terrain. C’est l’essentiel, non !

Justement que pensez-vous des équipes tunisiennes ?

Je trouve que le niveau est loin d’être bon. C’est même très médiocre ! Toutes les équipes se valent, particulièrement celles qui jouent pour le titre. Seule l’EST se détache et se distingue, tout simplement parce qu’elle possède des joueurs étrangers qui savent faire la différence. D’ailleurs on voit que le buteur espérantiste est un Brésilien si je ne m’abuse ! La politique de recrutement à l’EST est une opération réussie cette saison, du moins jusque-là.

Vous voulez dire que les autres clubs ont fait de mauvais choix ?

Ça peut être le cas pour certains d’entre eux ! Mais comme beaucoup de clubs sont interdits de recrutement, on comprend mieux pourquoi ils ne peuvent concurrencer sérieusement les Espérantistes ! Aussi, quand d’autres se voient lever l’interdiction de recruter, ils se trouvent à court de liquidités. Au final, la logique veut que celui qui possède le plus de moyens ait le plus de chances de gagner et donc de remporter des titres. D’ailleurs, sans ses étrangers, l’EST aurait de forts risques de se retrouver au même niveau.

Mais est-ce la seule raison à l’origine de la régression de notre football ?

Non, pas seulement ! L’infrastructure sportive dans notre pays laisse à désirer. Il est extrêmement difficile de progresser si on ne possède pas de terrain où on puisse jouer au football correctement. Sur un autre plan, nos responsables sont vite influencés par les pages des réseaux sociaux qui jouent désormais un rôle destructeur et dans notre football et on ne sait pas qui s’y trouve derrière. On court derrière les résultats immédiats alors que construire une équipe compétitive demande du temps. Ça ne se décrète pas !

Que préconisez-vous comme solutions ?

La première des choses à faire est de revenir à la formule d’une division unique. Le système de deux poules est une catastrophe. Puis, il faut s’atteler à avoir à terme des rentrées d’argent stables pour les clubs. Le public peut aider, le gouvernorat, la municipalité, les hommes d’affaires, mais tout cela demeure insuffisant. Le professionnalisme exige énormément de moyens. Il faudrait, à mon sens, commencer par baisser les gros salaires non justifiés. La formation des jeunes est une autre solution pour éviter des dépenses excessives.

Et le CAB dans tout ça ?

Justement, le président du CAB est sur la bonne voie. Il s’est fixé des objectifs à moyen et à long terme en misant sur les jeunes. Il a commencé à assainir la situation sur le double plan financier et administratif. Les résultats suivront. L’équipe regorge de jeunes talents à grande marge de progression. Néanmoins quelques recrutements ciblés à l’avenir sont indispensables pour espérer concurrencer nos adversaires, l’EST, le CA, l’USM, le CSS et le ST pour les places d’accessit la saison prochaine.

Dans quel pays exercez-vous actuellement ?

Je reviens d’Arabie Saoudite où j’ai accompli mon travail de conseiller technique à Nadi Bijadiya qui évolue en division 4. Auparavant j’ai entraîné pendant cinq ans l’équipe Rayen El Saoudi qui est passée de D4 à D2. Actuellement je suis en train d’étudier les offres qu’on me propose pour de nouveaux défis. J’y retourne en principe avant le mois de juillet, période de retour à la compétition.

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