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Interdiction des micros-trottoirs – SNJT : il n'est pas possible d'exercer un contrôle préalable sur les libertés

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Interdiction des micros-trottoirs – SNJT : il n’est pas possible d’exercer un contrle pralable sur les liberts

 

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), a réagi, jeudi 21 mars 2024, aux propos du ministre de l’Intérieur, kamel Feki, concernant l’interdiction des micros-trottoirs à l’avenue Habib Bourguiba.

Le ministre de l’Intérieur avait, rappelons-le, tenu ces propos : « Nous devons mettre fin aux phénomènes touchant à l’image de la société tunisienne, à la culture des Tunisiens et qui nuisent à l’image de la société tunisienne devant les nations et les jeunes qui suivent les réseaux sociaux ».

Le SNJT a expliqué que selon les normes internationales et la Constitution tunisienne il n’est pas possible d’exercer un contrôle préalable sur les libertés publiques telles que la liberté d’opinion, de pensée, d’expression, des médias et de publication.

Il a ajouté que les droits et libertés ne peuvent être limités qu’en vertu d’une loi qui prend en compte dans sa formulation les principes de nécessité et de proportionnalité dans la restriction des droits et libertés et respecte les conditions de l’article 50 de la Constitution tunisienne, et que toute action entreprise en dehors de ce cadre est une violation des droits et libertés.

« Même si cela se fait sous prétexte d’organiser des activités dans l’espace public, il n’est pas permis de soumettre les micros-trottoirs destinés à produire des contenus pour les médias et les réseaux sociaux à des approches basées sur des arguments tels que l’image du pays ou l’atteinte à la dignité. Ces limites sont fixées, discutés et évalués par des organismes ayant une compétence et un rôle professionnels et non par un contrôle préalable », a précisé le SNJT.

Il a souligné que les exceptions prévues dans les textes législatifs actuels, telles que les tournages dans les salles d’audience, les zones militaires fermées, les tournages à l’intérieur des ports et les licences imposées aux tournages cinématographiques, dramatiques et aériens, ne devraient pas être élargies mais revues pour aller dans le sens de la liberté et non de la restriction.

Le SNJT a estimé que la révision des lois dans le domaine des droits et libertés doit faire l’objet d’un débat public approfondi pour identifier les problèmes et trouver des solutions. Il a enfin réitéré son appel à la levée de toutes les restrictions illégales à la liberté d’expression dans l’espace numérique annonçant qu’il coordonne ses efforts avec les membres de l’ARP et des instances professionnelles afin de réviser le décret 54.

 

M.B.Z

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