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Après le rejet des trois listes candidates et l’annulation des élections du 9 mars prochain : Ne pas s’affoler surtout !

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C’est vrai que le report forcé des élections pour rejet de toutes les candidatures peut paraître comme une impasse. Mais ça pourrait être aussi une opportunité pour faire émerger d’autres candidats à la hauteur.

Wassef Jlaiel, l’un des prétendants les plus pressentis au départ pour succéder à Wadie Jary mais qui s’est abstenu au tout dernier moment de se déclarer candidat, a été l’un des premiers pris de court par la décision finale et exécutoire de la Commission nationale d’appel de rejeter les candidatures des trois listes de Maher Ben Aissa, Jalel Tekaya et Wissem Ltaief. Il se préparait à quitter le 9 mars prochain son poste de président de la Fédération tunisienne de football par intérim et à laisser la place et le lourd héritage à un nouveau Bureau fédéral élu, quand ce verdict est tombé et a tout remis en question. Il sera obligé de rester à son poste pour une période pas encore déterminée, au moins jusqu’à la convocation et la tenue d’une nouvelle assemblée élective après «l’annulation de l’assemblée générale extraordinaire du 9 mars et son report à une date ultérieure», selon le dernier communiqué de la FTF. Comment Wassef Jlaiel perçoit-il ce changement de son parcours à la tête de la fédération ? Comme un cadeau empoisonné que de continuer à assumer une charge dont il ne voulait plus dans un climat effervescent et bouillonnant ? Ou, au contraire, comme une chance inespérée de revoir à tête reposée sa décision de partir et une perche à saisir pour changer son destin et convoiter un autre mandat cette fois en tant que premier responsable qui a son projet à lui et pas en tant qu’homme de l’ombre, simple membre discret, effacé et éclipsé par la personnalité autoritaire de l’ancien président Wadie Jary ? Toutes les hypothèses et tous les scénarios sont devenus possibles après que les cartes ont été redistribuées et après l’impasse juridique qu’a engendrée la décision irrévocable de la Commission nationale d’appel de rejeter les trois listes après l’examen des recours introduits.

A chaque chose malheur est bon

A qui profitera cette période transitoire imposée dans la stupeur de ceux qui chercheront sans doute pour un bon bout de temps à comprendre ? Il faut reconnaître que cette décision même imprévue et surprenante n’a pas suscité une longue vague médiatique ou un tollé général. On peut même parler de soulagement tellement les trois têtes de listes n’étaient pas les candidats poids lourds attendus et souhaités, porteurs de grands projets et capables de les mettre à l’œuvre. Si l’on s’arrête aux difficultés qu’ils ont éprouvées pour constituer leurs listes et à leur incapacité de déposer des dossiers de candidatures qui ne souffrent d’aucune infraction aux conditions d’éligibilité, on ne peut qu’être convaincus qu’ils n’ont pas le profil et l’étoffe de grands artisans du changement et de la grande révolution à entreprendre dans notre football. Si le Comité électoral indépendant présidé par Ahmed Kandara a été indulgent pour ne pas dire complaisant en validant la candidature des deux listes de Maher Ben Aissa et Jalel Tekaya malgré les vices de procédures et les irrégularités, la Commission nationale d’appel présidée par Moez Nasri n’a pas hésité à les faire tomber toutes les trois pour «non-respect des critères et infractions aux conditions d’éligibilité énumérées dans les statuts, le règlement intérieur et le Code électoral de la FTF». La liste de Jalel Tekaya a commis une erreur impardonnable en ne faisant pas la différence entre pièces essentielles du dossier de candidature à présenter avant la date de clôture du 17 février et entre pièces complémentaires qui pourraient être réclamées après l’examen du dossier et ajoutées dans un délai d’un jour. Le soutien par au moins 15 membres ayant le droit de vote est une pièce essentielle du dossier à fournir avec le dépôt du dossier sous peine de rejet (paragraphe 4 de l’article 28 des statuts de la FTF). En donnant la preuve de ce soutien après le délai de clôture des candidatures du 17 février, Jalel Tekaya s’est fait prendre au piège et a entaché sa liste d’irrégularité et a fourni au recours des listes adverses un solide motif de rejet. Pour Maher Ben Aissa, il est tombé dans un piège différent et n’a pas fait attention ou pas bien lu les articles 19 du Règlement intérieur de la FTF (perte de la qualité de membre fédéral après (04) quatre absences non consécutives ou (03) consécutives sans motif) et l’article 39 (perte de la qualité de membre de ligue pour le même motif) et l’article 49 qui «empêche le membre fédéral ou de la Ligue ayant perdu sa qualité de membre de se présenter aux prochaines élections». Certains juristes et soi-disant experts en règlements sportifs se sont aussi trompés en niant le droit à la liste de Wissem Ltaief d’introduire un recours contre les deux autres listes concurrentes après la déclaration de ce dernier de son retrait des élections. Cette annonce ne peut pas le priver de son droit au recours contre la décision de l’exclure des élections prise par le Comité électoral indépendant et contre les infractions des deux autres listes du fait que l’alinéa 2 de l’article 26 du Règlement intérieur de la FTF stipule que «tout retrait de la candidature après la clôture du délai de dépôt des candidatures est nul et ne peut être pris en considération». Toutes ces maladresses dans la lecture des règlements en vigueur ont montré que ce n’est pas facile de convoiter des fonctions importantes sans un bagage minimum en connaissance des textes régissant un sport et des compétitions qu’on veut promouvoir et réformer. Les trois candidats ont ainsi mis à nu leurs limites et ont beaucoup perdu en crédibilité et en adhésion autour de leurs personnes après la grande euphorie du départ. Le report de l’assemblée pour une date inconnue va braquer davantage les regards de la Fifa sur les étapes qui vont suivre. Il serait sage de ne pas céder à la précipitation et au désarroi, de terminer la saison sportive, de préparer les états et bilans financiers certifiés par les commissaires aux comptes et de faire une passation en douceur et dans la transparence totale. Ceci par la convocation d’une assemblée générale ordinaire et d’une assemblée générale élective durant l’été et en donnant ainsi aux prétendants et aux postulants, qui ont le statut, le profil et le CV requis, le temps nécessaire pour préparer leurs dossiers de candidature et leurs projets de réformes avec minutie pour être vraiment les hommes qu’il faut à la place qu’il faut.

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