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Ahmed Chafter : la présidentielle aura lieu en hiver

Le membre de la campagne explicative du président de la République, Ahmed Chafter a indiqué que la Tunisie était un État pauvre dans un pays riche. Il a, aussi, assuré ne pas croire en l’adhésion à des structures politiques et que le recours à des intermédiaires n’était plus applicable en cette ère.

Invité le 31 janvier 2024 de Zouhaier Eljiss à « Politika » sur Jawhara Fm, Ahmed Chafter a indiqué qu’on s’apprêtait à entrer dans une nouvelle ère ne nécessitant plus l’intervention des partis politiques. Il a assuré que le processus du 25-Juillet était en faveur des libertés et de leur préservation. D’un autre côté, il a indiqué que les détenus dans le cadre de la fameuse affaire de complot contre la sûreté de l’État sont poursuivis en raison de faits commis et non de leur opinion.

 

Pour rappel, Ridha Belhadj, Jaouhar Ben Mbarek, Ghazi Chaouachi, Khayam Turki et Issam Chebbi sont emprisonnés depuis février 2023. Chaima Issa et Lazhar Akremi faisaient, également, partie des personnes détenues dans le cadre de la même affaire. Ils ont été relâchés à la date du 13 juillet 2023, mais continuent à faire partie des suspects.

Ahmed Chafter a indiqué que toute personne était libre d’exercer ses libertés individuelles à condition de ne pas porter atteinte à l’État. Il a estimé que la justice était la seule entité capable de trancher dans ce genre de situation. « Je suis certain que le président de la République (Kaïs Saïed) n’est pas en faveur de l’emprisonnement des individus… Je ne considère pas que les détenus ont été emprisonnés en raison de leurs opinions… On voit des plateaux critiquant librement et parfois ciblant le pouvoir exécutif et le Président », a-t-il assuré.

Ahmed Chafter a considéré que certains membres de l’exécutif étaient des profiteurs et exploitaient le processus du 25-Juillet afin d’être au pouvoir. Il a, également, évoqué la création de groupes et de partis politiques autour du processus du 25-Juillet cherchant à se maintenir ou à jouir de l’influence et du pouvoir du système précédent. Il a estimé que le processus entamé depuis le 14 janvier 2011 visait à restituer le même système que celui qui le précédait.

« Il est temps de créer la cour constitutionnelle… Elle devrait voir le jour après la création de la deuxième chambre… De même pour le Haut conseil de l’éducation… Il s’agit d’institutions importantes pour les Tunisiens… Toute personne s’exprimant au nom de la présidence, actuellement, vous induit en erreur… Je mets toute personne au défi de me prouver qu’elle est en contact avec le Président et qu’elle a accès à certaines informations… Je pense qu’une élection présidentielle aura lieu en hiver », a-t-il déclaré.

 

 

Ahmed Chafter a indiqué qu’une série de textes réalisés par un groupe baptisé « La Tunisie Libre » avait vu le jour et expliquait la vision et les bases de la démocratie directe. Il a expliqué que les mécanismes permettant de faire changer les choses étaient en cours de création. Il a cité à titre d’exemple le Conseil national des régions et des districts. Ahmed Chafter a considéré que les Tunisiens ont pour une fois ressenti une franchise et une honnêteté de la part de leur leader. Il a argumenté la chose par une fulgurante baisse de plus de 60%, selon lui, des protestations et des manifestations.

Ahmed Chafter a indiqué que le gouvernement pourrait être restructuré sous forme de pôle. Ceci permettra au moins de minimiser le coup, d’après lui. Le pouvoir exécutif sera amené à exécuter les budgets définis par les chambres tout en garantissant un contrôle et un suivi lors de la réalisation des projets.

S.G


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