Culture

Souad Massi lance son dixième album «Sequana»: Un renouvellement musical


«Elle s’envole ici à la recherche du soleil de son enfance,   ‘‘de la lumière et de la douceur’’, tout en traquant la cruauté qui pousse les dictateurs à couper les mains du poète. Épaulée par Justin Adams (Rachid Taha, Tinariwen, Robert Plant) à la production, accompagnée ici et là par Piers Faccini ou Naïssam Jalal, Souad Massi creuse son sillon de femme engagée, émancipée, une femme de son temps qui chante ses combats comme jamais.»

«Sequana» est le titre du dixième album de Souad Massi qui arbore une nouvelle palette sonore. La chanteuse, auteure et compositrice franco-algérienne habituellement reconnue pour sa musique folk et chaâbi, s’ouvre, avec ce nouvel opus sur le Sahel, les Caraïbes, le Brésil et parfois le rock.

Chanté essentiellement en arabe et en français, hormis quelques mots en anglais sur le blues sahélien Mirage, coécrit et interprété avec Piers Faccini, l’un de ses invités avec la flûtiste Naïssam Jalal, l’album est au centre de sa tournée.

Elle y explore de nouvelles sonorités et annonce un nouveau chapitre dans une carrière commencée dans les années 1990 et marqué par un départ de l’Algérie pour la France.

«Elle s’envole ici à la recherche du soleil de son enfance, ‘‘de la lumière et de la douceur’’, tout en traquant la cruauté qui pousse les dictateurs à couper les mains du poète. Épaulée par Justin Adams (Rachid Taha, Tinariwen, Robert Plant) à la production, accompagnée ici et là par Piers Faccini ou Naïssam Jalal, Souad Massi creuse son sillon de femme engagée, émancipée, une femme de son temps qui chante ses combats comme jamais.», lit-on dans un communiqué de presse.

«Sequana», qui est le nom de la déesse gauloise de la Seine, affiche une diversité de styles musicaux avec des inspirations rock, folk, calypso, bossa, reggae, sons d’Orient ou du désert algérien. L’album réunit onze tracks (Dessine=Moi Un Pays, Une Seule Étoile, Mirage (ft Piers Faccini), Hurt, Dib El Raba, Ciao Bello, Sequana, Twam, Ch’ta, L’Espoir, Victor (Le Son de la Main), dont neuf écrites et composées par Souad Massi, qui tentent de saisir le passage du temps et l’essentiel — ce que nous devons préserver et transmettre. Les chansons, comme elle l’explique, abordent les rapports humains, le mal-être des adolescents d’aujourd’hui, la perte de repères et les dangers des régimes totalitaires qui poussent les peuples à prendre tous les risques pour quitter leurs pays.

Née en 1972 dans le quartier populaire de Bab-el-Oued, Souad Massi a écouté du chaâbi algérois et la chanson kabyle si importante en matière de poésie. Elle a aimé les chansons à texte propre au répertoire français, puis, dit-elle, a appris à comprendre les vies singulières d’artistes populaires, tels Michel Berger ou Dalida. Et puis, elle a adoré la country mélodique de Kenny Rogers, et adoubé les abrasements sociétaux de Bob Dylan ou Joan Baez.

Depuis Raoui, son premier album, paru en 2001, deux années après son arrivée d’Algérie et son installation en France, jusqu’à aujourd’hui, à travers Sequana, Souad Massi n’a cessé de semer, à travers ses chansons,  « espoir » et « résistance ».

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