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Rodney Dixon : le procureur de la CPI doit se rendre en Tunisie

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Le président de l’Association des Victimes de la Torture en Tunisie Abdennacer Naït-Liman a indiqué que le nombre de victimes de torture avait augmenté en Tunisie. Il a considéré que le système en place ciblait l’opposition.

S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue le 7 mars 2024 par l’ONG, Abdennacer Naït-Liman a déploré l’entame de poursuites engagées par le pouvoir en place contre des Tunisiens qu’ils soient des opposants, des défenseurs de droits humains ou des journalistes pour avoir exercé leur droit d’association ou de réunion et de leur liberté d’expression.

 

S’exprimant lors du même événement, l’avocat Rodney Dixon a considéré que les détenus politiques dans le cadre de l’affaire de complot contre la sûreté de l’État faisaient l’objet d’une violation des droits humains. Il a indiqué avoir saisi la Cour pénale internationale (CPI) au nom des familles et des victimes de détention arbitraire, de mauvais traitement et violation des droits humains. Il a, également, révélé avoir été mandaté par des migrants pour les représenter auprès de la cour.

« Toutes les victimes doivent être traitées de façon égale… Nous urgeons le procureur de la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête et de se saisir des affaires afin de démontrer la véracité de ce dont nous parlons… Il doit au moins se prononcer au sujet de la Tunisie et s’y rendre… Il a visité plusieurs endroits récemment », a-t-il dit.

Rodney Dixon a rappelé avoir saisi la Cour africaine des droits de l’Homme et avoir obtenu gain de cause. Celle-ci a demandé la mise en œuvre de mesures provisoires similaires, selon lui, à celles envisagées par la Cour pénale internationale dans le cadre de la requête déposée par l’Afrique du Sud contre Israël. La cour africaine avait demandé aux autorités tunisiennes de garantir aux détenus le droit de consulter un médecin et un avocat et d’être informés des charges auxquelles ils font face. Il a indiqué avoir demandé des sanctions à l’encontre des responsables à savoir le président de la République, Kaïs Saïed et plusieurs ministres.

« Quelles sont les preuves ? Quelle est l’affaire ? Ils doivent être traités de façon juste ! Ceci à condition qu’il y ait besoin d’enquêter. Nous avons constaté qu’il s’agissait d’une mascarade… On cherche à faire taire l’opposition… Le gouvernement tunisien ne s’est pas conformé à la décision de la cour africaine… Nous avons demandé un jugement afin de prouver que la Tunisie violait la charte africaine… Nous cherchons à préserver les droits des Tunisiens, particulièrement de ceux qui sont détenus », a-t-il ajouté.

La liste des détenus comporte les noms de Khayam Turki, Ridha Belhaj, Ghazi Chaouachi, Jaouhar Ben Mbarek, Issam Chebbi, Abdelhamid Jelassi et Kamel Letaïef. Ils ont été emprisonnés à la suite de mandats de dépôt émis le 25 février 2023. La liste des accusés comprend, également, Lazhar Akremi et Chaïma Issa. Ces derniers ont été arrêtés dans le cadre de la même affaire puis laissés en liberté à la date du 13 juillet 2023. Une partie de ceux se trouvant encore en prison a entamé une grève de la faim en guise de protestation contre leur détention depuis près d’un an. 

 

 S.G

 

 

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