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Nawfel Rhayem : le ministère de la Santé vit dans une tour d'ivoire

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Le secrétaire général adjoint de la Fédération générale de la Santé relevant de l’UGTT, Nawfel Rhayem a indiqué que la grève au sein du secteur de la Santé sera précédée par une série de mouvements protestataires. Il a indiqué que la priorité était au dialogue.

Invité le 6 février 2023 par Kaouther Ben Dlala à « Youm Saïd » sur la Radio nationale, Nawfel Rhayem a affirmé que la première revendication de la Fédération générale de la Santé était la mise à niveau du secteur de la santé et la collecte des créances auprès de la Cnam. Il a indiqué que ce point concernait l’intégralité du peuple tunisien.

Nawfel Rhayem a précisé que la Fédération de la Santé concernait les secteurs étatiques et privés. Il a mis l’accent sur la dégradation de la situation financière des établissements publics. Il a expliqué que les entreprises réalisaient des profits et que la défaillance résidait en la relation des hôpitaux avec la Cnam. Il a indiqué que la plus petite dette de la Cnam à un hôpital était égale à 800 millions de dinars.

« Sur le plan comptable, nous ne sommes pas défaillants. Il s’agit d’un problème de liquidité. Les hôpitaux sont devenus incapables d’acquérir les médicaments… Nous sommes ouverts au dialogue… Le ministre de la Santé (Ali Mrabet), ne veut pas dialoguer… Pour le rencontrer, il faut passer par une porte fermée et un code de sécurité… Certains dossiers nécessitent l’intervention de la personne à la tête de l’administration supervisant le secteur… Il ne répond pas aux courriers… Il s’agit d’une forme d’isolation… Il vit dans un monde isolé du secteur », a-t-il déclaré.

Nawfel Rhayem a assuré que les revendications de la Fédération générale de la Santé n’étaient pas pécuniaires. Il a indiqué qu’il s’agissait d’une question de procédures. Il a évoqué l’exemple des médicaments et a expliqué qu’une réunion avait regroupé des experts, des responsables du secteur et des hauts cadres de plusieurs ministères. Il a, aussi, indiqué que les accords appliqués ne permettaient pas de réaliser des profits. Il a considéré que la réduction de 20% du budget du ministère de la Santé était une atteinte au droit des Tunisiens à la vie. Il a appelé les dirigeants du pays à s’adresser directement au peuple et à lui expliquer que l’État n’était plus capable de fournir certains services.

« Dix mille personnes sont parties à la retraite depuis 2016 et n’ont pas été remplacées… Certains services accueillant soixante patients ne comptent qu’un seul infirmier… Il s’agit d’une forme de suicide… Le plan de développement 2023-2025 parle de services de qualité. Comment allons-nous garantir cela sans ressources ? L’absence de communication de la part du ministre de la Santé a compliqué les choses », a-t-il ajouté.

Revenant sur le manque de personnel, Nawfel Rhayem a indiqué que les mesures annoncées suite à la rencontre avec l’ancien chef du gouvernement Youssef Chahed de 2019 concernant les agents contractuels n’ont pas été appliquées. Il a indiqué qu’une partie du personnel médical ne bénéficiait pas de couverture sociale. Il s’est interrogé sur la position du ministre par rapport à ce sujet. Il a estimé que ce dernier vivait dans une tour d’ivoire. 

 

S.G

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