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Le CSS accroche l’EST dans son arène : Un premier pas important

 

Mohamed Kouki arrête l’hémorragie des résultats décevants. Sous réserve, bien entendu, de confirmation. 

Pour une équipe qui n’a pas encore savouré le goût de la victoire et qui n’a pas marqué le moindre but depuis le début de la phase du play-off, le nul 1 à 1 contre l’Espérance au Stade Hamadi Agrebi de Radès est une bonne performance, même si elle n’est pas encore de nature à constituer un indice de taille pour parler d’une profonde métamorphose porteuse de grands espoirs pour les matches à venir, à commencer par celui de dimanche contre le Club Africain à Tunis.

Le CSS a pris un but d’entrée suite à une balle arrêtée sur une erreur de concentration dans le marquage de l’attaquant brésilien des «Sang et Or», Rodrigo  Rodrigues, qui a pu reprendre avec facilité, dans une charnière centrale sfaxienne pourtant hyper renforcée, un ballon bien brossé et fuyant de Yan Sasse ( 5’). Il n’a pu revenir au score face à une Espérance, pourtant réduite à dix dès la première période après l’expulsion de Roger Aholou, que grâce à un «cadeau» de Yassine Meriah qui a fait une passe en arrière trop courte pour le gardien Amen Allah Memmiche qui n’a pu contrer à temps l’attaquant Diby Berenger, pour l’empêcher de le dribbler et de mettre un tir imparable à ras de terre qui est allé mourir dans les filets ( 46’). Mais on ne pouvait pas demander plus que ce partage positif des points pour l’entraîneur Mohamed Kouki qui a pris depuis seulement une semaine les destinées d’un club en panne de résultats durant des mois.

Un léger mieux

Les premiers prémices de changement ont été tout de même palpables, pas au point de rassurer complètement au niveau de l’état d’esprit du groupe et du quadrillage du terrain. Le choix de trois arrières centraux (Ghram, Nasraoui et Kouamé) a été sécurisant et payant, si l’ont fait exception du premier but encaissé. Les deux latéraux Mahmoud Ghorbel et Waddhah Zaidi n’ont pas démérité même si ce dernier aurait pu être plus utile comme joueur de couloir gauche plus avancé pour mieux bloquer le défenseur à tempérament très offensif, Raed Bouchniba, sur son côté droit.

Même si Mohamed Kouki a affirmé ne pas avoir été trop satisfait et trop rassuré par leur prestation pour oser faire sortir un arrière central dans les dernières vingt minutes et faire entrer un attaquant supplémentaire pour jouer son va-tout et chercher le but de la victoire. «Ça aurait été une option très risquée devant une Espérance même amoindrie qui a mis beaucoup de pression sur notre défense en fin de match pour essayer de nous porter le coup de grâce, a- t-il expliqué. J’ai opté pour la sauvegarde du point d’un nul à notre portée plutôt que de foncer tête baissée vers la zone adverse et risquer d’être pris au piège par les contres rapides de l’Espérance qui ne pardonne pas quand on lui offre trop d’espaces. Globalement,  je suis content du résultat et de notre petite marge de progression». On ne peut pas, en effet, reprocher à Mohamed Kouki une approche aussi réaliste. Parvenir à tenir l’Espérance en échec à Radès avec l’effectif actuel affecté par une longue crise de résultats et de confiance est un exploit. Il a su redistribuer certains rôles au sein de l’équipe,  améliorer le placement des pions stratégiques sur l’échiquier,  bloquer les couloirs qui font la force de jeu des «Sang et Or», limiter les espaces au milieu de terrain et contrecarrer le dispositif et le rouleau compresseur de Miguel Cardoso. Le technicien portugais,qui est un gagneur, a épuisé toutes ses cartouches et munitions, fait tous les changements en attaque pour trouver la faille, mais il n’a pu inverser la tendance. Un semi-échec qu’il n’a pas aimé du tout du fait qu’il intervient dans un moment fort et sublime de liesse des fans après la brillante qualification à la finale de la Ligue des Champions et le précieux et valeureux billet obtenu pour la Coupe du monde des clubs.

 «Ce n’est pas à la portée de plusieurs équipes de freiner l’élan d’une Espérance au top, avoue Mohamed Kouki avec un sourire de satisfaction aux lèvres. Moi, je retiens cette moitié pleine du verre qui augure d’un très proche sursaut de mon groupe et d’une remontée au classement rapide.

Nous devons confirmer cette lueur d’espoir qui a commencé à renaître par une prestation meilleure contre le CA, dimanche. 

C’est le deuxième virage crucial que nous devons réussir pour voir le reste du parcours en rose et grimper à l’une des deux places encore convoitables derrière l’EST qu’il ne sera pas facile de rattraper pour la quête du sacre».Le CSS, avec ce bon résultat, est entré en période de convalescence. Pas question donc de la moindre rechute pour les semaines à venir.

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