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Hamma Hammami : nous boycotterons l'élection présidentielle

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Le secrétaire général du Parti des Travailleurs, Hamma Hammami a exprimé son soutien à toute personne ayant entamé une grève de la faim y compris Rached Ghannouchi, président du mouvement Ennahdha. « S’il y a des preuves de son inculpation, qu’on le condamne… La même chose peut être constatée au niveau de l’affaire des autres détenus politiques », a-t-il dit.

Invité le 22 février 2024 à « Fi 90 Dkika » sur IFM, Hamma Hammami a considéré qu’il n’y avait pas lieu d’interdire les politiciens tunisiens de s’entretenir avec des personnalités étrangères et des diplomates au sujet de la situation en Tunisie. « Kaïs Saïed n’a-t-il pas appelé les investisseurs à ne pas se rendre en Tunisie ? Ceci a eu lieu avant le coup d’État du 25-Juillet… Ne s’agit-il pas de questions relevant des affaires publiques tunisiennes ? Nous ne devons pas criminaliser l’engagement politique… Nous avons refusé, au sein du Parti des Travailleurs, de s’entretenir avec l’ambassadeur des USA », a-t-il ajouté.

Hamma Hammami a indiqué qu’on pouvait refuser de s’entretenir avec certains représentants de pays étrangers. Il a évoqué l’exemple des pays soutenant les attaques sionistes à l’encontre des Palestiniens. Le dirigeant du Parti des Travailleurs a exprimé sa solidarité envers tous ceux ayant entamé une grève de la faim et envers toute personne faisant l’objet d’une injustice. Hamma Hammami a, aussi, assuré qu’il ne se représentera pas à la prochaine élection présidentielle.

Commentant les déclarations au sujet du choix d’un candidat à la présidence indépendant et ne venant pas du monde de la politique, Hamma Hammami a critiqué les discours appelant à rejeter le monde de la politique. Il a expliqué que le président, le gouvernement et le parlement faisaient de la politique et que le problème n’était pas lié au monde de la politique en général, mais aux politiques mises en œuvre. Il a expliqué que les partis politiques, dont le Parti des Travailleurs, devaient fournir des alternatives.

« Est-ce qu’une élection présidentielle est une blague ? Dans quel climat devra-t-elle se passer ? Ceux qui parlent d’une élection présidentielle envisagent-ils les conditions d’une élection démocratique ? Celles-ci sont absentes… Nous appellerons au boycott de cette élection… Nous sommes certains qu’il n’y aura pas de respect de ces conditions… Y a-t-il une liberté de la presse ? La liberté d’expression n’a pas été accordée par Kaïs Saïed. Nous l’avons arraché par le sang… Kaïs Saïed est en train de restreindre les libertés petit-à-petit… », a-t-il poursuivi.

Hamma Hammami a indiqué qu’en temps de Ben Ali les pseudo-opposants qui obtenaient des taux à hauteur de 1% et 2% donnaient un semblant de légitimité aux élections. Il a assuré que les prochaines élections ne seront pas démocratiques. Il a évoqué l’exemple des législatives ayant témoigné d’une participation de seulement 11% des électeurs. « Face à ce régime, il y a une autre approche démocratique : le militantisme organisé… Le taux de croissance économique est de seulement 0,4%… On avait prédit 1,8%… Il nous faut un nouveau modèle économique… On ne peut pas qualifier le texte de 2022 de constitution… Il faut mobiliser autour d’un programme politique, économique et social », a-t-il poursuivi.

Hamma Hammami a expliqué que les dictatures prenaient différentes formes. Il a considéré que Kaïs Saïed optait pour des arguments similaires à ceux qu’utilisait Ennahdha en temps de la Troïka. Les deux ont prétexté un lourd héritage.

 

 

S.G.

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