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Dalila Ben Mbarek Msaddek entame une grève de la faim sauvage

 

Dalila Ben Mbarek Msaddek a indiqué que son frère et détenu dans le cadre de l’affaire de complot contre la sûreté de l’État, Jaouhar Ben Mbarek a été condamné à six mois de prison à la suite d’une plainte déposée par l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie). Elle a annoncé l’entame d’une grève de la faim sauvage en guise de protestation face aux circonstances ayant conduit à cette condamnation.

Dans une vidéo publiée le 24 février 2024, Dalila Ben Mbarek Msaddek a déclaré : « Je viens d’apprendre que mon frère Jaouhar Ben Mbarek a été condamné à six mois de prison. Il s’agit de l’affaire reposant sur la plainte déposée par l’Isie au sujet de déclarations médiatiques durant lesquelles il parle des élections de façon générale… Il n’avait pas cité l’Isie… Il n’a pas parlé d’élections truquées… Il n’a pas évoqué le fonctionnement de l’Isie… Il a juste considéré que les législatives de 2022 n’étaient pas un événement politique, mais une farce… L’audience a eu lieu sans que nous en soyons informés », a-t-elle dit.

 

Dalila Ben Mbarek Msaddek a indiqué qu’elle publiera les pv et les documents liés à l’affaire sur son profil Facebook. Elle a expliqué que l’audience de Jaouhar Ben Mbarek a eu lieu en décembre et à la même date que celle de l’annonce de la prolongation de la détention des accusés dans l’affaire de complot (21 décembre 2023). Elle a indiqué que son frère avait refusé à cette date de se rendre en prison croyant qu’il s’agissait d’une audition liée à l’affaire de complot. Elle a indiqué qu’une audience a eu lieu le 22 janvier 2024.

« Il était en grève de la faim… Nous, comité de défense, lui avions conseillé de ne pas se rendre au tribunal tout en lui expliquant que nous y serons afin de demander le report de l’audience… Nous avons contacté le président de la chambre correctionnelle avant l’audience. Nous lui avons expliqué que Jaouhar Ben Mbarek était en grève de la faim, qu’il était fatigué et dans l’incapacité de se présenter à l’audience et donc demander le report… Il nous a affirmé qu’il n’y avait pas de problème et qu’il nous suffisait de demander cela durant l’audience… C’est ce qui a eu lieu… L’avocat présent avait plaidé… Le ministère public a refusé le report et a demandé qu’on le juge…

L’avocat présent a plaidé et a cité le communiqué de la ligue (LTDH, ndlr) portant sur l’état de santé des détenus… Le juge a indiqué qu’il se prononcera au sujet de la demande de report après l’audience… Nous avons considéré que cela allait avoir lieu… Je tiens à préciser qu’il comparait dans cette affaire en état de liberté… Jamais n’a-t-on refusé la demande de report pour un accusé laissé en liberté et dont l’avocat est présent ! Ceci n’est jamais arrivé… Je viens de découvrir, par les sous-fifres du bey et non par les autorités judiciaires, qu’il a été condamné à six mois de prison », a-t-elle ajouté.

 

 

Dalila Ben Mbarek Msaddek s’est interrogée sur les raisons ayant poussé le ministère public à demander un jugement. Elle a indiqué que son frère était en prison et non en liberté. Elle a expliqué qu’il ne pouvait pas s’enfuir. L’avocate a qualifié la chose de harcèlement et de ciblage. Elle a considéré que Jaouhar Ben Mbarek a été privé de son droit de se défendre. Dalila Ben Mbarek Msaddek a assuré que dans plusieurs affaires auparavant, notamment lorsque l’accusé était en voyage, on acceptait les demandes de report.

Dalila Ben Mbarek Msaddek a annoncé qu’elle entamera une grève de la faim sauvage en guise de protestation contre les circonstances ayant conduit à cette condamnation. Elle a critiqué l’attitude des magistrats et a considéré que ces derniers acceptaient de juger les gens et de leur permettre de jouir de leur droit de se défendre. Elle a rappelé que l’enquête et l’audit de son compte bancaire ont montré qu’il n’avait pas détourné de l’argent ou qu’il ne s’était pas enrichi en détournant des deniers publics.

Pour rappel, la liste des détenus comporte les noms de Khayam Turki, Ridha Belhaj, Ghazi Chaouachi, Jaouhar Ben Mbarek, Issam Chebbi, Abdelhamid Jelassi et Kamel Ltaief. Ils ont été emprisonnés à la suite des mandats de dépôt émis le 25 février 2023. La liste des accusés comprend, également, Lazhar Akremi et Chayma Issa. Ces derniers ont été arrêtés dans le cadre de la même affaire puis laissés en liberté à la date du 13 juillet 2023. Une partie de ceux se trouvant encore en prison a entamé une grève de la faim en guise de protestation contre leur détention depuis près d’un an.

 

S.G


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