Culture

« Au-delà de ce que tu vois » à Fahrenheit : Sélima au pays des merveilles

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«Au-delà de ce que tu vois» est le titre choisi par Sélima Tria pour son exposition personnelle actuellement sur les cimaises de la galerie Fahrenheit et qui se poursuit jusqu’à fin mars.

Depuis ces «Légendes urbaines» (El Teatro 2012), son «Second souffle» (Maison des arts 2018) et son «Temps d’arrêt en photo» (Imagine 2020), elle vit et produit au gré de bouillonnements, de rencontres, de coïncidences, coup de cœur ou coup dur qu’elle dépasse avec bravoure. Sa maison, qu’elle transforme en atelier, abrite au rez-de-chaussée un atelier de peinture pour les enfants. Un autre hasard sur son chemin qui lui a fait quitter un travail devenu lourd à gérer. Ses rendez-vous avec les enfants la nourrissent autant qu’elle les nourrit. Un éveil partagé, un échange régulier et un temps suspendu qui défie les lois du raisonnable du monde des adultes. Sélima Tria tient à ce monde d’enfants, elle s’y accroche en permanence et c’est dans ses dessins et peintures que ce monde se reconstitue, telle une surface d’une feuille blanche qu’un enfant tient à en explorer tous les recoins. Et quand les personnages qu’elle évoque comme si elle les ramenait à la vie trouvent leur espace sur la toile, les couleurs franches, brutes et sans nuances jaillissent et éclaboussent sans laisser place au vide. La densité que l’on retrouve dans ses œuvres nous laisse penser à une grande frustration. Celle de la fille qui ne voulait pas grandir et que le monde adulte lui a fait perdre son âme dans son sillage. Sélima se libère, s’affranchit, peint jusqu’à l’épuisement. Tout est bon à prendre, dessin, collage, pastel, acrylique pour des personnages qui suivent une trajectoire particulière, des personnages ludiques, qui se serrent et s’imbriquent, cherchant une place pour raconter leur propre histoire.

 

Chaque œuvre des 29 toiles de Sélima Tria est une vue d’ensemble qui suggère densité, mouvement et un bouillonnement continu mais, dans leur détail, chaque trait est un personnage et chaque forme ou volume est une scène.

S’amuser et se libérer tel un enfant est l’état dans lequel Sélima Tria se sent le mieux, un état qui lui procure tant de dynamisme et d’énergie qu’elle offre en retour à chaque visiteur de son exposition.

« Au-delà de ce que tu vois » est un titre qui n’est pas innocent, il implique le visiteur à essayer de voir au-delà du visible, chercher l’invisible au fond de lui et essayer de l’exprimer. C’est une invitation, encore une, à se nourrir des autres autant qu’elle pourrait les nourrir. Et quand Sélima nous tend cette perche, elle suggère qu’il y a toujours des choses à voir au-delà des limites de la toile, là où le regard nous porte, là où l’imaginaire nous révèle ses secrets.

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