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Au Burkina Faso, une école de football de la seconde chance pour les jeunes déscolarisés

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Des pensionnaires du centre de formation Fogebu, une association de football germano-burkinabée pour la réinsertion de jeunes garçons défavorisés, s’entraînent à Ouagadougou, le 12 janvier 2022. SOPHIE DOUCE

« Attaque, accélère, dribble ! » La voix ferme et les coups de sifflet de Boubacar Sidiki Drabo donnent le tempo. Devant lui, sur un terrain en gazon, le rythme s’accélère. Chacun leur tour, une vingtaine de jeunes en maillot bleu et jaune s’élancent et s’affrontent en « un contre un ».

L’entraîneur, survêtement et casquette sur la tête, scrute chaque passe, corrige chaque mouvement, encourage. « Ils doivent avancer ensemble, une équipe qui n’est pas solide en défense ne peut pas attaquer », martèle le coach des juniors. Et gare aux fautes. « Issouf, dix pompes ! », ordonne-t-il à un joueur qui a eu le malheur de toucher le ballon avec sa main.

Bienvenue au centre de formation Fogebu, une association de football germano-burkinabé pour la réinsertion de jeunes garçons défavorisés. Ici, dans la périphérie de Ouagadougou, cinquante-deux pensionnaires sont « nourris, logés, blanchis et formés » pendant trois ans, gratuitement. Ils ont entre 14 et 17 ans et sont déscolarisés, orphelins ou issus de milieux précaires.

Tous rêvent de devenir joueurs professionnels et de porter un jour les couleurs des Etalons, l’équipe de football du Burkina Faso. En attendant, classes, entraînements, corvées… A Fogebu, on cultive « l’esprit militaire ».

Ni lire, ni écrire, ni calculer

A 17 h 30 précises, l’entraîneur siffle la fin du match. On s’étire, on range ses crampons et on se dépêche de ramasser les plots sur le terrain. Akim, un Ouagalais de 17 ans, file à la douche, le front perlé de sueur. Après le dîner, il ne veut surtout pas manquer le match de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) retransmis sur la petite télévision du réfectoire.

Quand il est arrivé en 2019, il ne savait ni lire, ni écrire, ni calculer. « Je n’allais plus à l’école depuis trois ans parce que mes parents n’avaient plus les moyens de payer les frais de scolarité », explique l’élève de CM2, qui termine sa dernière année au centre.

« Il avait du potentiel, il risquait de finir dans la rue ou de tomber dans la délinquance », explique Boubacar Sidiki Drabo, qui l’a sélectionné après une série de tests de niveau scolaire et de football. Chaque année, l’association recrute vingt-quatre jeunes à travers le pays. « Ce sont des enfants de familles souvent très pauvres. Certains ne mangeaient qu’une fois par jour, d’autres ont été abandonnés ou vivaient dans la rue suite au décès de leurs parents », explique Mamadou Lamine Kouaté.

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