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Production ramadanesque TV : De la nécessité de respecter les vérités

On se posera toujours la question suivante: pourquoi nos intellectuels persistent-ils à rater leurs rendez-vous avec l’histoire ? En dépit de la clarté de l’approche civilisationnelle du Président de la République, on continue toujours à valoriser les mensonges possibles.

Même si la saison TV ramadanesque se poursuit encore, au niveau des feuilletons, des sit-coms et des séries, outre les causeries religieuses à profusion qui meublent quotidiennement nos écrans, nos radios et les réseaux sociaux, l’on est en droit de se poser la question suivante: que peut-on retenir de ce brouhaha que ses producteurs appellent produit dramatique et qu’en reste-t-il dans la mémoire des Tunisiens, en premier lieu les jeunes, une fois que les feux de la rampe finiront par s’éteindre? En déclarant l’élection du meilleur feuilleton, du meilleur scénario, du meilleur et des meilleurs acteurs, réalisateurs ou scénaristes. Sans nous dire sur quels critères ils ont été élus.

Et si l’on évoque nos veillées ramadanesques en compagnie des dramaturgies qui nous ont été servies à profusion, voire sur un rythme endiablé au point qu’un seul Tunisien, quelle que soit l’étendue de sa culture feuilletonnesque, n’est en mesure d’affirmer avoir regardé tout ce que le petit écran nous a déversé durant au moins les 25 jours du mois saint, l’on se donne le droit de nous interroger si les contenus proposés à notre choix vont de pair avec les idéaux et les valeurs qu’il nous incombe de valoriser, conformément à l’approche nouvelle mise en œuvre depuis le déclenchement du processus du 25 juillet 2021 et appliquée, désormais, quotidiennement, sous les directives répétées et le suivi constant du Président de la République.

On se pose la question et on répond à ceux qui prétendent avoir la réponse selon laquelle un artiste, un dramaturge, un réalisateur et un scénariste n’ont de leçons ou de directives à recevoir de personne pour la simple raison qu’ils sont des créateurs libres et qu’ils obéissent exclusivement à leur conscience. Oui, la liberté de pensée, d’expression, de création est la devise principale, voire exclusive, de toute œuvre artistique.

Sauf que cette devise doit se fonder, en faisant l’éloge de certaines nouvelles valeurs, sur les vérités et aussi les lois qui régissent le pays. Comme par exemple l’impossibilité dans la législation tunisienne basée sur le Coran et la Sira du Prophète interdisant les testaments en matière de partage de l’héritage. Et quand on insiste tout au long d’un feuilleton considéré comme étant le joyau de la dramaturgie ramadanesque 2025 sur une fable selon laquelle on est en droit de rédiger par soi-même un testament sur une feuille blanche, on ne peut que torpiller dans l’esprit des Tunisiens tous les espoirs placés en la possibilité de parvenir à la révolution législative rêvée depuis l’avènement de la révolution.

Transformation ou mutation civilisationnelle que le Président de la République place au fronton de  ses préoccupations et élève au statut d’une priorité absolue.

Certes, les analystes et les chroniqueurs auto-spécialisés en matière d’éloge des feuilletons et sit-coms produits par les chaînes où ils exercent  vont se liguer pour dire qu’il ne faut pas politiser l’art ou la création, sous la menace de retomber dans les pratiques révolues.

Encore une fois, leurs arguments ne passeront pas. L’explication est  facile. En faisant la promotion de l’image du bandit du quartier qui quitte la prison pour se  muer en  protecteur des enfants sans soutien familial ou en  animant quotidiennement une émission radio de plus deux heures (sur Radio Diwan FM) pour collecter des dons au profit de certains citoyens en  besoin d‘assistance avec le risque que ces dons ne parviendront jamais à leurs bénéficiaires. Il est aussi inacceptable, voire indécent et humiliant, qu’une animatrice parcoure quotidiennement les villes et les  régions du pays et se pavane dans les marchés pour remplir son «couffin» d’argent et de produits alimentaires de toutes catégories qu’elle «mendie» auprès des Tunisiens, tous heureux, malheureusement, de faillir intentionnellement à l’un des préceptes fondamentaux de notre religion islamique sublime, celui d’aider son prochain dans la discrétion absolue.  Loin des fanfaronnades des  époques révolues qu’on veut effacer des  mémoires de ceux et de celles qui les ont vécues, le plus souvent contraints à le faire.

On aurait préféré disserter sur les faits glorieux qui distinguent le mois saint en parfaite symbiose avec ce que ce mois nous exhorte à faire.

Sauf qu’il est de notre devoir de disséquer les erreurs dans l’objectif de  mettre fin aux errements commis par certains de nos compatriotes. Oui, ils n’ont pas encore saisi que le passé est révolu et que nous devons édifier notre avenir sur la base des valeurs et des comportements puisés dans l’instant civilisationnel dans lequel notre pays s’est investi.

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