Lancement du projet TANIT en Tunisie : 2 millions de dinars pour l’irrigation durable et l’adaptation au changement climatique

La Tunisie a signé un contrat pour la réalisation du projet TANIT, visant à valoriser les eaux usées traitées dans le cadre d’un partenariat tuniso-italien d’une valeur d’environ 2 millions de dinars. Le projet cible plusieurs stations d’épuration, notamment à El Attar, Melyan C, Sfax C, Enfidha et Agareb. Il s’inscrit dans une stratégie plus large pour assurer l’autosuffisance alimentaire et lutter contre les impacts du changement climatique.
La directrice de l’économie de l’eau à la Direction générale de l’ingénierie rurale et de l’exploitation des eaux, Hana Gharbi, a précisé, dans une déclaration accordée ce mardi à Mosaïque Fm, que le projet avait débuté après la signature du contrat d’études en février dernier. L’objectif principal est de transformer les eaux usées traitées de la région de Tunis en eau d’irrigation pour des exploitations agricoles de l’Office des Terres Domaniales, notamment à Bouraghba, Borj El Amri, El Kheir, Smenja, Enfidha et Echchâal, dans les gouvernorats de Tunis, Zaghouan, Sousse et Sfax. Le projet couvrira une superficie totale de 11 500 hectares.
Cette initiative a été détaillée lors d’une journée d’information organisée récemment par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche maritime. Le rapport présenté portait sur l’utilisation des eaux usées traitées dans le secteur agricole dans le cadre du projet TANIT.
Pour rappel, le projet a été lancé officiellement lors d’une réunion tenue le 7 janvier 2025, réunissant le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdel Hafidh, et une délégation de haut niveau en provenance d’Italie. Cette délégation comprenait des responsables du gouvernement italien, de l’Agence italienne de coopération internationale, du Fonds italien de dépôts et de garanties, ainsi que de l’Institut méditerranéen de l’agriculture de Bari (CIHEAM). Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme Mattei, dédié au soutien de l’Afrique, et vise à faire face aux conséquences du changement climatique tout en garantissant la sécurité alimentaire. Il comprend trois volets essentiels : le traitement des eaux usées, l’amélioration des performances du secteur agricole et le soutien à la formation, la recherche et l’innovation dans le domaine de l’agriculture.
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