Culture

XVIIIe Sommet de la Francophonie à Djerba : La créativité et la réjouissance culturelle au rendez-vous


 
Le XVIIIe sommet de la francophonie qui s’est récemment tenu à Djerba (13-21 novembre 2022) a fait la part belle à la culture. Une culture qui répond à l’homme, qu’il soit à Tunis, à Paris ou encore à Montréal, quand il se demande ce qu’il fait sur la terre.

Occupant un beau stand sciemment orné et organisé au cœur du Village de la francophonie, l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (Avppc) a offert à ses visiteurs un beau voyage dans le temps pour une découverte des us et coutumes et des produits artisanaux et culturels d’un peuple très hospitalier.

Faire un petit tour dans cet espace, c’est plutôt réaliser que les attraits de ce pays sont aussi divers qu’irrésistibles. Toiles, livres, projections en boucle, produits artisanaux, le visiteur serait dare-dare arraché à la banalité gris-flanelle d’un quotidien monotone pour une belle plongée dans le monde des arts et de la culture.

Cette dynamique culturelle s’est, de surcroît, perçue du côté du Musée du patrimoine traditionnel de Djerba devenu un précieux objet d’art grâce aux toiles ornant ses murs. Les lieux ont également abrité des ateliers sur l’art de la mosaïque, celui de la céramique et l’art des poupées. Une fois dans cet espace, les visiteurs, tunisiens et internationaux, ont aussi droit à un tour des différents musées et sites culturels du pays par le biais des nouvelles technologies, notamment la réalité virtuelle et augmentée.

Un tel brassage de différentes richesses culturelles et civilisationnelles du pays aurait permis de promouvoir, comme il se doit, la destination Tunisie auprès des visiteurs internationaux de l’île blanche.  Dans la même perspective, et en plus, des spectacles vivants organisés tout au long des jours écoulés, l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle a procédé à la projection de quatre films documentaires ayant pour thèmes : « L’art de la céramique à El Barrama », « Le site archéologique de Sufeitla (Sbitla) », « Les tuiles de Testour » et « Le souk Essakkajine ». Des œuvres, qui apprennent à voir et à entendre, suscitent le regard et travaillent le temps et l’espace sans jamais chercher à vendre des savonnettes au spectateur.

La culture, axe majeur de la coopération entre pays francophones

Misant, comme il se doit, sur les arts et la culture dans son acception la plus large, l’Avppc relevant du ministère des Affaires culturelles semble avoir compris l’importance qu’il y a à creuser le sillon de la coopération culturelle.

D’ailleurs, les pères fondateurs de la Francophonie, notamment l’ancien président tunisien Habib Bourguiba et son homologue sénégalais Léopold Sédar Senghor, ont mis à profit le français au service de la solidarité, du développement et du rapprochement des peuples par le dialogue des civilisations. 

C’est que partenaire depuis le début des années 1970 du Festival panafricain du cinéma et de la télévision (Fespaco) de Ougadougou (Burkina Faso), l’Agence crée en 1988 son Fonds Images qui aura aidé, à ce jour, à la réalisation de milliers d’œuvres de cinéma et de télévision. 

En 1986, est inauguré le premier des Centres de lecture et d’animation culturelle (Clac); ces derniers offrent aux populations des zones rurales et des quartiers défavorisés un accès aux livres et à la culture. On en dénombre aujourd’hui plus de 300, répartis dans une vingtaine de pays.

En 1993, le premier Masa, Marché des arts du spectacle africain est organisé à Abidjan (Côte d’Ivoire). Parallèlement, un programme d’appui à la circulation des artistes et de leurs œuvres, dédié aux créations d’arts vivants et visuels, est lancé.  En 2001, l’Agence crée un nouveau prix littéraire, le Prix des cinq continents de la Francophonie, qui consacre chaque année un roman de langue française.  De grands noms de la littérature francophone s’engagent à ses côtés : Jean-Marie Gustave Le Clésio, René de Obaldia, Vénus Khoury Ghatta, Lionel Trouillot font notamment partie du Jury.

Dans les années 1970 et 1980, les réseaux francophones s’organisent.  Un Conseil international des radios-télévisions d’expression française (Cirtef) est créé en 1978. Composé de 44 chaînes de radiodiffusion et de télévision utilisant entièrement ou partiellement la langue française, il développe la coopération entre elles par l’échange d’émissions, la coproduction et la formation des professionnels.

En 1979, à l’initiative de Jacques Chirac, maire de Paris, les maires des capitales et métropoles partiellement ou entièrement francophones créent leur réseau : l’Association internationale des maires francophones (Aimf) qui deviendra, en 1995, un opérateur de la Francophonie.

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