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Vidéo choquante dans une école privée à Ennasr: Décadence, défiance et perte de repères identitaires

Le fossé se creuse de plus en plus entre une élite bien encadrée qui finit dans les grandes écoles internationales et une autre à l’attitude récalcitrante à l’égard du savoir qui peine à se repérer dans le paysage post-révolution.

Une autre vidéo avec des scènes dignes de la célèbre pièce théâtrale satirique égyptienne «Madrasat Al Mouchaghibine»  est devenue virale sur les réseaux sociaux et dont le contenu ne fait que confirmer la descente aux bas-fonds de la médiocrité de notre école et l’échec du système éducatif au moment où la question de sa réforme revient sur toutes les langues comme un leitmotiv, traduisant le profond malaise d’une jeunesse délaissée et en perte de repères. Pis, le fossé se creuse de plus en plus entre une élite bien encadrée qui finit dans les grandes écoles internationales et une  autre grande partie à l’attitude récalcitrante à l’égard du savoir qui peine à se repérer dans le paysage post-révolution.

La défiance… de la société à l’école

Face au fou rire des élèves, l’indiscipline et le manque de respect d’un ado qui tente de faire de l’humour en classe en jetant des sous-vêtements féminins sur son professeur, ce dernier demeure flegmatique, se tient bien tranquille, puis il referme la porte de la classe et continue son cours après la fin du numéro de l’énergumène en question. La scène a eu lieu dans une école privée à la cité Ennasr, selon  les informations recueillies. Choquante et affligeante, elle ne fait que confirmer aujourd’hui l’absence de l’encadrement parental, aboutissant en général à l’échec scolaire et à la violence, comme en témoigne l’agression récente à l’arme blanche d’un professeur au lycée Ezzahra.

La défiance s’installe de plus en plus dans la société et l’école, engendrant des  comportements inciviques aussi bien chez les jeunes que chez les adultes dans un contexte général marqué par la montée du populisme. Les élèves sont de plus en plus difficiles à intéresser et à maîtriser. C’est l’enseignant qui se voit ridiculiser au quotidien sans que les autorités de tutelle ne planchent sur la question de la discipline à l’intérieur des institutions scolaires, qu’elles soient privées ou publiques.

L’élève renvoyé définitivement du lycée

Le manque flagrant d’institutions permettant l’encadrement des jeunes et notamment celui des espaces dédiés à la culture, au sport et aux loisirs ont eu un impact négatif sur le comportement des jeunes. Les maisons des jeunes ne sont plus à la mode même si elles sont aujourd’hui dotées d’internet. Ce sont  les cafés culturels et salons de thé super branchés offrant un haut débit d’internet qui font recette chez les jeunes. Scotchés à l’écran de leur téléphone portable, les jeunes vont jusqu’à oublier la notion de groupe. Le portable  se transforme pour eux en «miroir de l’identité personnelle», expliquent les sociologues. La perte de repères identitaires est d’autant plus préoccupante qu’elle semble s’accélérer à mesure que progressent  les moyens de communication offrant plus de scènes de violence. Le résultat est bien là avec des jeunes et des ados qui ne font que décourager les plus tenaces des enseignants.

Selon les dernières informations, l’élève en question a été renvoyé définitivement du lycée depuis samedi dernier. Il se plaint de troubles psychiques et fait face à des problèmes familiaux, indique le directeur du lycée en question dans une déclaration à une radio privée. La famille  a présenté ses excuses au professeur, ajoute la même source.

Certes, formuler des excuses est toujours souhaité, mais corriger l’erreur c’est encore mieux. Indéniablement, on botte, encore et toujours, en touche pour éviter d’aller au fond du problème.

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