Economie tunisie

Une première – Bank of America : Les difficultés des entreprises pourraient perturber les importations et faire accroitre la dette

La BofA Securities, anciennement Bank of America Merrill Lynch ou BAML et qui est la branche chargée des activités de banque d’investissement de la Bank of America vient de publier un rapport sur la situation des finances publiques en Tunisie.

La banque est considérée comme une référence aux Etats Unis et à l’échelle internationale dans le conseil et la gestion des risques.

Les points clés à retenir du rapport s’articulent autour de la mise en évidence du budget révisé 2021 d’un resserrement du financement qui devrait s’intensifier en l’absence de réformes et d’un accord avec le FMI, de la prévision d’un un déficit de financement externe d’environ 4,3 % du PIB fin 2021 et du constat que la monétisation de cet écart doublerait le rythme de financement de la banque centrale par rapport à 2020 et accélérerait la baisse des réserves de change.

Le rapport de la banque américaine considère, par ailleurs, que l’absence d’un point d’ancrage clair de la politique économique diminue les chances d’aboutissement d’un programme de crédit du Fonds monétaire international (FMI) et ce, du moins à court terme. S’il est important que le président Kais Saied semble avoir donné son feu vert pour engager officiellement des pourparlers sur le programme avec le FMI, la marge de manœuvre du gouvernement reste incertaine, en partie en raison de la transition politique en cours, précise BofA.

Il a été observé, également, qu’un soutien financier régional à la Tunisie semble peu probable à court terme et cela est mis en évidence par le manque de manifestation d’intérêt, à ce titre, notamment après la visite de la Cheffe du gouvernement Najla Bouden en Arabie saoudite.

Néanmoins, la banque américaine souligne que les difficultés des entreprises pourraient perturber les importations et faire accroitre la dette publique.

Sous ce meme angle, la Bank of America rapporte que selon le FMI, les 30 plus grandes entreprises d’État (EP) avaient une dette de 40% du PIB en 2019 et que la dette garantie par les entreprises d’État s’élevait à 15 % du PIB à la mi-2020.

La forte augmentation de 3,2 milliards de dollars US l’équivalent de 9,3 milliards de dinars de la dette extérieure à court terme, principalement des crédits commerciaux non garantis, par les entreprises publiques en 2019 augmente les risques de reconduction à court terme, affirme-t-on. Cela s’est produit contre une croissance stable des importations cette année-là, augmentant alors les réserves de change affirme le rapport de la Bank of America qui déclare que la nécessité d’augmenter la part des importations des entreprises d’État financées par des crédits commerciaux pourrait suggérer un affaiblissement du profil financier de celles-ci.

La banque note de ce fait que nombreuses entreprises publiques sont confrontées à des difficultés financières, selon des rapports de la presse locale, de plus, elles sont exposées au risque de change et nombre d’entre elles vendent vraisemblablement localement des produits importés à des prix subventionnés.


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