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Une nouvelle instruction contre Abir Moussi sur la base du décret 54

 

L’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) a invoqué le décret 54 contre la présidente du Parti destourien libre (PDL) Abir Moussi. Une plainte a été déposée à son encontre sur la base de l’article 24 dudit décret, a annoncé, lundi 15 janvier 2024, l’avocat et membre du parti Karim Krifa.

S’exprimant lors d’un point de presse organisé par le parti, il a précisé que l’Isie s’était référé à une lettre ouverte qu’Abir Moussi avait adressé au président de la République, Kaïs Saïed, pour déposer sa plainte.

Dénonçant la démarche de l’Isie, Karim Krifa a avancé que contrairement à ce qu’avait évoqué l’Isie dans sa plainte, le contenu de la lettre d’Abir Moussi à Kaïs Saïed n’était en rien des allégations infondées et encore moins des rumeurs. « Il s’agit là de la position du parti », a-t-il expliqué estimant qu’après Abir Moussi, l’ensemble du parti est devenu une cible.

Il a poursuivi en soulignant que l’instruction a été ouverte au lendemain de l’arrivée du rapport de l’expert missionné pour la première affaire engagée contre Abir Moussi et lequel a confirmé l’innocence de la présidente du PDL.

L’avocat a signalé le déploiement de plusieurs bras dans une tentative de se débarrasser de la candidate du parti à la présidentielle de 2024 et la seule adversaire sérieuse du président de la République.

Revenant sur les poursuites contre Abir Moussi engagées depuis octobre 2023, il a affirmé que le juge d’instruction n’avait pas avancé sur le dossier alors qu’il avait reçu le rapport de l’expert depuis 18 jours, notant qu’une minute en prison est considérée comme un crime contre l’humanité.

Abir Moussi a été arrêtée le 3 octobre et placée en détention après l’émission d’un mandat de dépôt à son encontre. Elle est accusée d’atteinte à la sureté de l’État conformément aux dispositions de l’article 72 du Code pénal.

Le juge en charge de l’affaire a missionné un expert qui a été fortement contesté par la défense. Celle-ci a assuré plus tard que le rapport de l’expert en question comportait des preuves de l’innocence de la présidente du parti des accusations portées à son encontre.

Karim Krifa a avancé que le juge d’instruction aurait dû ordonner la libération de la présidente du PDL dans la foulée de l’obtention du rapport d’audit juridique. Il a dénoncé, dans ce sens, une tentative de circonvenir la liberté d’Abir Moussi.

L’avocat a signalé que plusieurs avocats et même le bâtonnier s’étaient exprimés au sujet de l’affaire considérant le dossier déconcertant et la détention d’Abir Moussi une disparition forcée.

N.J 


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