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Tunisie – Pourquoi ne veulent-ils pas intervenir dans la crise de Sfax ?

Les observateurs ne comprennent pas que l’Etat soit incapable de régler la crise des ordures à Sfax, en deux temps, trois mouvements. C’est, pourtant, en théorie, et même, en pratique, ce qu’il y a de plus facile. Ils pourraient prendre une décision immédiate et l’imposer, comme la réouverture de la décharge d’Agareb. Et ce ne sont, réellement, pas quelques contestataires qui vont pouvoir empêcher çà et plonger la région dans les détritus. Ils pourraient, par ailleurs, trouver un autre endroit, éloigné des zones urbaines et ne présentant aucune incidence sur la santé ou sur l’environnement, et le désigner comme décharge, même à titre provisoire. Ils pourraient faire tant de choses, en si peu de temps. Et, pourtant… Rien ! Aucune solution n’a été entreprise. C’est ce qui laisse les observateurs sceptiques quant aux raisons de cette abstention de l’Etat.

Mais, quand d’autres éléments qui touchent, de près ou de loin, au sujet, surviennent, il y a de quoi susciter certains questionnements.

Il y a, d’abord, le fait que Kaïs Saïed ait décidé de rattacher les affaires locales au ministère de l’intérieur. Et il y a, par ailleurs, le cri de détresse lancé par le président nahdhaoui de la fédération des maires de Tunisie qui a, immédiatement, crié au retour sur le système de gouvernance locale. De quoi se demander si, à Carthage, on ne serait pas, en effet, en train de revenir vers la centralisation des pouvoirs. Ce qui ne saurait plaire à Ennahdha, par exemple, qui maîtrise bon nombre de municipalités et qui commence à les utiliser pour mettre les bâtons dans les roues du président.

Donc, et pour annuler cette histoire de gouvernance locale, quoi de mieux que de montrer son inefficacité, en prenant l’exemple de Sfax dont le problème, pourtant, pas si difficile, pour montrer qu’en dehors d’une décision centrale, il ne serait jamais possible aux régions de s’en sortir comme il le faut ?


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