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Tunisie – Kaïs Saïed aurait-il senti le piège pour avoir rétropédalé sur le dossier d’Agareb ?

Pourquoi Kaïs Saïed a-t-il rétropédalé sur le dossier d’Agareb, et tout le problème de Sfax ? Pourquoi, trois jours après avoir chargé le ministre de l’intérieur de régler ce problème, a-t-il pris un virage à 180° et a ordonné le retrait des forces de l’ordre ? Est-ce à cause de la tournure prise par les évènements, et le fait que les citoyens d’Agareb aient fait montre d’une volonté en fer, pour défendre leurs intérêts ? Cela est très peu probable. Car pour un chef d’Etat, il n’y a pas d’intérêt personnel ou local qui tienne devant l’intérêt général du pays !

Ou, alors, est-ce à cause de la tournure qu’ont prise les évènements, dans la mesure où ils ont permis de révéler un mode opératoire qui n’est pas sans rappeler celui des milices d’Ennahdha ?

Car tout porte à croire que les évènements étaient bien orchestrés, avec une logistique certaine, et un traitement médiatique, à travers certaines pages et certains sites d’informations, y compris à l’étranger, de même que la façon de surfer sur les évènements et d’investir dans chaque incident, qui est systématiquement repris par des personnalités politiques pour le condamner.

C’est, donc, probablement, pour cette raison que Kaïs Saïed a préféré rétropédaler, connaissant ses adversaires comme il les connait, il savait qu’ils sont des extrémistes capables d’aller jusqu’au bout, en mettant la vie des citoyens en danger. Mais, peut-être que les services de renseignements ont réussi à tirer au clair certains éléments et identifier certains des instigateurs, ce qui pourrait inverser la donne, dans les jours à venir.

D’ailleurs, Kaïs Saïed, l’a bien mentionné, ce jeudi, en avertissant les citoyens d’Agareb, et en les invitant à faire attention à ceux qui cherchent à raviver les tensions, et les pousser vers l’affrontement.

D’un autre côté, Kaïs Saïed aurait, probablement, aimé marquer des points, même en avortant son action, comme le point de nettoyer la ville de Sfax des montagnes d’ordures. Et c’est, peut-être pour cela qu’il a, intelligemment, demandé un délai de trois jours, pour trouver une autre solution. Car il savait qu’il avait besoin de trois jours supplémentaires pour nettoyer la ville de Sfax. Mais, les autres l’ont pris de court, et ont vite fait de fermer, de facto, la décharge, à peine les forces de l’ordre s’en sont retirées. Une preuve en plus que les protestations d’Agareb n’étaient pas aussi spontanées qu’on veuille le croire et qu’il y a, toute une organisation derrière qui est bien briefée et au courant de tous les détails. Normal, quand on sait que les adversaires de Kaïs Saïed détiennent le contrôle de la majorité des municipalités dans la région !


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