Economie tunisie

Ticad 8 — Bilan et perspectives de coopération – Déclarations

Ferid Belhaj vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord: « La déclaration de Tunis est une déclaration forte, qui fera date »

“Félicitations pour la Tunisie d’avoir organisé cette conférence de façon aussi impeccable. Il n’y a pas eu de problèmes et, en tout cas, pour ce qui concerne la délégation de la Banque mondiale, nous avons été satisfaits de la manière avec laquelle la conférence a été organisée. La Tunisie a tiré profit de la Ticad, en tant que pays hôte,  en termes d’image mais aussi en termes de capacité de rassembler les bailleurs de fonds et tout le continent africain autour d’un agenda important qui est l’agenda du développement durable.

Sur le plan de la substance, clairement la déclaration de Tunis est une déclaration forte. C’est une déclaration qui a embrassé toutes les dimensions du développement. C’est une déclaration qui fera date. Troisièmement, pour ce qui concerne la Banque mondiale, et sur l’interaction avec le continent africain, nous avons pris note et enregistré avec beaucoup de satisfaction les 30 millions de dollars promis par le gouvernement japonais à l’Afrique. Nous travaillerons avec le gouvernement japonais, comme nous l’avons fait pendant des années, sur les cofinancements et les financements parallèles des projets de développement sur tout le continent. Pour ce qui me concerne, comme je m’occupe de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, cette interaction avec le gouvernement japonais a toujours été extrêmement positive, et continuera de  l’être dans les années qui viennent”.

Neila Nouira Gongi ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines: « La Ticad est un point de départ pour les projets de partenariat avec le Japon »

“La Ticad 8 est une étape importante pour le  développement d’une nouvelle vision de  la relation de partenariat  triangulaire Tunisie-Japon-Afrique. […]. L’objectif de la Ticad est de mettre, à la disposition du Japon, les avantages comparatifs des pays africains, notamment la Tunisie  et mettre en avant les secteurs qui peuvent faire l’objet d’un partenariat gagnant-gagnant entre les entreprises japonaises et les entreprises africaines.

La Ticad est un point de départ pour les projets de partenariat avec le Japon. Le gouvernement tunisien a présenté plusieurs projets de partenariat triangulaire  avec un accent mis sur  le volet  technologique et sur  le volet développement. Ces projets s’inscrivent dans la lignée des priorités de la Tunisie, notamment en rapport avec l’économie verte, l’environnement, le développement des compétences. D’ailleurs, le Japon a approuvé la création des  centres d’excellence africains  basés en Tunisie dans les domaines des énergies renouvelables, des technologies, de l’industrie 4.0, de la santé, l’agriculture biologique. Bien entendu, ces centres devraient couvrir toute l’Afrique, à l’instar du centre africain Kaizen basé à Tunis et sous tutelle du ministère de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines. La Ticad est un processus. Il y aura un programme de suivi périodique de la réalisation des projets de partenariat  triangulaires proposés. […] Le Japon a lancé des fonds d’investissement qui visent à soutenir la collaboration entre les grandes entreprises japonaises et les PME et les start up africaines, notamment  tunisiennes. Les entreprises tunisiennes vont pouvoir bénéficier de ces fonds, en  tissant  des partenariats tripartites, avec en point de mire la création de projets dans les secteurs des énergies renouvelables, des technologies, des nanotechnologies, de la E-Santé, la E-agriculture qui ciblent  le marché africain, étant donné que la Tunisie dispose de plusieurs accords de libre-échange avec l’Europe et l’Afrique”

Saratu. A Umar secrétaire exécutive de la commission nigériane de la promotion de l’investissement: « Nous allons essayer de regrouper les startup  africaines qui ont des  Business Model définis et fiables »

“La Ticad est un événement important pour les deux parties japonaise et africaine, parce que nous avons besoin de partenariats pour pouvoir  développer notre continent. Il est vrai que les pays africains déploient des efforts, en ce sens, mais nous avons besoin de partenaires parce que le continent a beaucoup à donner. Nous sommes heureux de discuter avec toute partie, soit de l’Asie ou d’Europe … voulant tisser des partenariats avec l’Afrique dans l’objectif de contribuer au développement économique du continent, mais en tant que partenaire. En effet, les entreprises japonaises sont intéressées par plusieurs activités en Afrique. D’ailleurs, 53 entreprises japonaises ont participé au forum économique de la Ticad 8. Elles opèrent dans divers secteurs, notamment l’infrastructure, TIC, l’agriculture… mais les partenariats qui seront proposés dépendent des entreprises qui souhaitent s’implanter en Afrique. Le premier ministre japonais a déclaré que le Japon va soutenir les startup  africaines, à travers notamment le financement equity. Pour pouvoir bénéficier de cette initiative, les startup  africaines doivent  se regrouper et s’unir. Par exemple, dans mon pays, nous allons essayer de regrouper les startup qui ont déjà des  Business Model définis et fiables afin de leur permettre de bénéficier de cette initiative. S’agissant des relations économiques avec la Tunisie, Nous venons de tenir  une réunion avec le TABC (Tunisia Africa Business Council) qui regroupe 315 grandes entreprises tunisiennes. Elles planifient d’organiser une visite officielle au Nigéria dans le cadre d’un forum économique qui englobe l’investissement, le commerce et les services. Je pense que cela va contribuer au renforcement des relations économiques entre la Tunisie et le Nigéria, et ce, pour leurs mutuels profits”.

Takeshi Isaku directeur Innovation à Musashi: « Nous voulons contribuer à la résolution des problèmes sociaux et environnementaux en Afrique »

“Nous voulons généraliser l’innovation dans l’industrie automobile. Depuis longtemps, l’industrie automobile n’a pas connu de changements. Mais à partir de 2015, une nouvelle tendance, nommée Case (Connected, autonomous and shared et electrified) a fait son apparition. L’industrie automobile a considérablement changé. C’est un challenge pour nous, et c’est une bonne opportunité pour développer de nouvelles idées. Maintenant nous sommes en train de développer  E-accel; le Electrified motorcycle drivetrain system. Grâce à notre système E-accel,  qui  ne consomme pas d’énergies fossiles (donc qui n’émet pas de CO2) et qui se base sur  les énergies renouvelables (principalement photovoltaïques) pour charger la batterie du motocycle, nous voulons contribuer à la résolution des problèmes sociaux et environnementaux en Afrique. Le marché africain des motocycles est en train de croître, sans qu’il y ait de contraintes, contrairement au marché des motocycles d’Inde qui est énorme mais où tout fonctionne avec de l’énergie fossile. En Afrique, au lieu de développer une infrastructure d’énergies fossiles, il faut commencer par celle des énergies électriques. L’installation d’une infrastructure d’énergie fossile est coûteuse; par contre, pour l’énergie électrique, c’est plus facile parce qu’on peut utiliser l’énergie solaire et les énergies renouvelables d’une manière générale. Pour l’heure, nous n’avons pas de plans de développement concret pour la Tunisie, mais cette année on a commencé à investir dans une startup au Kenya, à Nairobi. Nous sommes en train de développer un écosystème de mobilité électrique  au Kenya, et en même temps on veut déployer  ce même type d’investissement  dans d’autres pays africains. Cette semaine, nous avons formé des dirigeants  d’entreprises  au Nigéria. Pas à pas nous voulons déployer ce type de Business dans tous  les pays africains et la Tunisie figure parmi les bons candidats».

Badreddine Ouali PDG de Vermeg: « Il faut apprendre à se connaître, à s’adapter à la culture japonaise »

“Le PIB du Japon  est supérieur à la somme des PIB de toute l’Afrique. Le Japon est un continent. Technologiquement, les Japonais sont très avancés, et ce,  sur beaucoup de secteurs médical, optique, aéronautique … On a tous intérêt à coopérer avec eux. Il ne faut pas que notre coopération soit orientée uniquement vers le Nord. On doit pouvoir regarder à l’Est et à l’Ouest. Il faut apprendre à se connaître, à s’adapter à la culture japonaise. Nous, on est impulsif, eux,  ils ne sont pas du tout impulsifs.  Ils préparent. Les choses prennent du temps.  Les choses sont très organisées, très strictes. Nous devons nous acclimater à la façon de fonctionner du Japon. Mais, en contrepartie, le Japon est très introduit en Asie. Il a des besoins énormes en ressources. Il a une population qui décroît et vieillit, et nous, nous avons une population jeune. Donc il y a énormément de chose à faire ensemble”.

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