Economie tunisie

Startup Act 2.0 | Pour un écosystème entrepreneurial performant


Le paradigme de la grande entreprise a longtemps dominé la pensée économique et politique de notre ère. La donne a changé aujourd’hui. La montée en puissance des start-up peut s’expliquer par le rôle crucial qu’elles peuvent jouer sur le renforcement de la concurrence, l’introduction de l’innovation et le soutien à l’émergence de tout nouveau secteur. L’économie de la start-up fait son apparition dans son propre droit, possédant maintenant sa propre force de marché et incitant une chaîne d’effets positifs sur l’économie dans son ensemble.

La montée en puissance des start-up ne peut émaner que d’une initiative de la communauté entrepreneuriale, comme cela a été observé en Tunisie qui  dispose de forts potentiels  et de mécanismes d’appui pour créer un climat favorable au lancement de projets de start-up.

Priorité nationale

Les startup constituent l’axe essentiel pour la construction d’un nouveau modèle économique. Le rôle de ces entreprises se renforce jour après jour avec l’avènement des technologies de pointe et de l’intelligence artificielle. Il faut impérativement s’adapter à ces mutations rapides par le soutien des startup activant dans le cadre de ces technologies. Ce type d’entreprise constitue une partie importante de la croissance économique dans le monde. Le développement des startup a été érigé en priorité nationale en Tunisie. D’ailleurs, la Présidence du gouvernement s’intéresse de plus en plus au développement des startup et PME innovantes. La cheffe du gouvernement a appelé, dans ce sens, à diversifier les secteurs et les domaines d’investissement des startup, à augmenter la contribution des femmes à la création de ces entreprises et à œuvrer à réduire l’écart entre les régions en matière de création de startup. Encourageant. L’intérêt porté par l’exécutif pour l’émergence d’un véritable réseau national constitué de ce nouveau genre d’entreprises (start-up) a suscité un vif engouement de la part de milliers de jeunes, porteurs de projets innovants.

Les startup et l’innovation sont au cœur des discussions avec les différentes parties prenantes de l’écosystème entrepreneurial tunisien. Les discussions autour de la formation du comité stratégique, entamées avec Tunisian Startups, avancent à grands pas, mobilisant acteurs de l’innovation et de la technologie ainsi que les pouvoirs publics. Une véritable synergie entre les différents ministères a permis de travailler sur une vision mettant les startup et l’innovation au cœur du développement économique et social.

Le Startup Act 2.0 est en cours d’élaboration et l’appel à contributions lancé a pour but de recenser les retours des startuppeurs. Dans l’objectif d’améliorer le climat des affaires, le ministère de l’Economie et de la Planification «a constitué une 13e Task Force dédiée à l’économie du savoir avec comme principale mission de travailler sur le Startup Act 2.0. Cette task force est actuellement composée du ministère des Technologies de la Communication en tant que chef de file du projet de révision de la loi cadre des startup, le ministère de l’Economie et de la Planification comme coordinateur, l’Autorité tunisienne de l’investissement (TIA) et Tunisian Startups».

La Banque centrale de Tunisie, de son côté, «a montré un grand intérêt à débloquer les obstacles auxquels les startup sont confrontées tels que les problèmes de financements bancaires. Elle opère actuellement aussi sur l’amendement de la loi de change qui devrait lever les entraves et faciliter l’accès des startup et des différents opérateurs économiques au marché international».

Vers une industrie 4.0

Développer l’écosystème startup-Act , c’est faire émerger une élite d’hommes d’affaires pouvant contribuer à la création de richesse et reconstituer le tissu industriel, condition sine qua non pour exporter au niveau des marchés internationaux. Les pouvoirs publics doivent mettre à la disposition de ces startup, le meilleur écosystème à même de favoriser leur croissance et garantir leur viabilité par une évaluation constante. Cela passe par la création d’un environnement fécond pour atteindre de meilleurs taux de viabilité et de pérennité pour les startup, notamment dans les technologies de pointe.

La réussite du développement des startup de technologie de pointe est à même de permettre à la Tunisie d’atteindre l’industrie 4.0, qui repose sur l’intelligence artificielle dans la production, la commercialisation et les services.

Le gouvernement devra, par ailleurs, se fixer pour objectif de développer les startup en favorisant la culture entrepreneuriale et en créant un écosystème favorable. En sus du redoublement des efforts visant à diversifier les financements destinés aux projets innovants et orienter les grandes entreprises, publiques et privées, à financer ces projets.

Dans tous les secteurs d’activité, les start-up ont tiré leur épingle du jeu. Ces dernières années ont été marquées par une large progression des investissements dans les start-up opérant dans le monde.

En Tunisie, le développement des start-up, malgré qu’il soit embryonnaire, occupe, fort heureusement, une place importante dans le programme du gouvernement.

Nul ne peut nier aussi que les start-up fournissent une ouverture sur un marché du travail hautement concurrentiel. Elles emploient des poignées de jeunes, des personnes qualifiées dans différents secteurs et offrent une expérience variée, intense et en profondeur pour les stagiaires.    

L’intérêt accru et l’engagement accordé aux start-up ont fait l’objet d’une rapide matérialisation sur le terrain avec la mise en place d’un cadre juridique et fonctionnel de la start-up.

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