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Sami Ben Slama : des organisations étrangères ont infiltré l'Isie !


Le membre de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), Sami Ben Slama a assuré que la décision de sa révocation par l’instance était nulle. Il a affirmé que plusieurs membres cherchaient à le pousser vers la sortie en raison de ses idées réformistes. « Ennahdha, la troïka et Nidaa Tounes ont essayé de soumettre l’Isie à leur volonté… Des organisations ont infiltré l’instance telle que AFS qui élabore les guides et forme les membres de l’Isie… Certains exploitent cette situation et en profitent pour voyager… L’instance a été infiltrée », s’est-il exclamé.

Invité le 23 septembre 2022 par Hatem Ben Amara sur les ondes de la radio Jawhara FM, Sami Ben Slama a expliqué que le faible taux de participation au référendum du 25 juillet 2022 résultait de la défaillance de l’Isie. Il a affirmé que l’Isie avait choisi de ne pas assumer ses responsabilités et a décidé de ne pas expliquer le processus et de ne pas sensibiliser les électeurs quant à l’importance de la chose. L’instance aurait choisi volontairement d’inscrire les jeunes électeurs loin de leur lieu de résidence. Ceci, selon lui, a poussé ces derniers à ne pas participer au référendum.

Revenant sur la décision de révocation le concernant, Sami Ben Slama a évoqué une mauvaise foi et le recours à des méthodes lâches. Il a rappelé que le conseil de l’Isie avait décidé de lui interdire l’accès aux locaux de l’instance. Il a expliqué que le conseil de l’instance a soumis une demande de révocation au président de la République, Kaïs Saïed, motivée par des pseudos accusations (la liste comportait 55 infractions selon l’Isie). Ce dernier a refusé de procéder à la chose. Par la suite, le conseil de l’instance a décidé de ne plus adresser les convocations concernant les réunions du conseil. L’Isie a décidé au bout de quelques réunions de constater une vacance au sein de son conseil et une impossibilité de Sami Ben Slama d’assister aux réunions officielles.

Réagissant au décret électoral, Sami Ben Slama a estimé que l’adoption du scrutin uninominal permettrait à chaque citoyen de mieux connaître le candidat pour lequel il comptait voter. Il a soutenu l’adoption du système de parrainage. Néanmoins, il a critiqué le recours à la signature légalisée et aux procédures administratives lentes et démotivantes. La loi aurait pu introduire l’utilisation de l’identité numérique ou de la signature légalisée. 

 

 

S.G

 


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