National

Rim Mahjoub: Afek décidera de la participation aux législatives après la publication de la loi électorale


Rim Mahjoub: Afek dcidera de la participation aux lgislatives aprs la publication de la loi lectorale

 

La vice-présidente du parti Afek Tounes Rim Mahjoub a considéré que la nouvelle constitution adoptée suite au référendum du 25 juillet 2022 était devenue réalité et qu’il fallait lutter pour une révision de ce texte. Elle a affirmé que le président de la République ne pouvait pas se présenter comme étant un pouvoir constituant et que la comparaison avec l’Assemblée nationale constituante n’avait pas à avoir lieu. Elle a expliqué que Afek Tounes ne s’était pas prononcé au sujet de la participation aux législatives de décembre 2022 en raison de la non-promulgation de la nouvelle loi électorale et de l’absence de clarté sur le déroulement de la chose.

 

Invitée le 22 août 2022 par Malek Khaldi sur les ondes de la radio Shems Fm, Rim Mahjoub a affirmé que le recours ou pas à un tirage au sort et au système de la gouvernance par les bases lors des élections sera l’élément déterminant dans l’adoption d’une position par rapport aux législatives. Rim Mahjoub a considéré que le scrutin proportionnel plurinominal avait conduit à un éparpillement et à une fragmentation de la scène politique. Elle a, aussi, révélé que le mode de scrutin uninominal pourrait être une bonne solution. Elle a, également, considéré que la création d’un conseil national des régions et des districts allait créer une fragmentation du pouvoir législatif et mener vers une situation de blocage. « Nous sommes à moins d’un mois de la date limite de la publication du décret de convocation des électeurs… Nous ne savons toujours pas comment les districts vont être créés…Il y a plusieurs points d’interrogation », a-t-elle ajouté.

 

Pour ce qui est de la campagne référendaire, Rim Mahjoub a déploré un manque d’objectivité et d’impartialité de la part de l’administration tunisienne. Elle a estimé que les ressources de l’Etat avaient été mobilisées en faveur du « oui ». Elle a rappelé les nombreuses agressions subies par les militants de Afek Tounes durant la campagne. Elle a déploré le recours du président à un discours basé sur l’exclusion durant la campagne. Elle a considéré qu’il y avait un déséquilibre entre les entités et une mise en place d’une atmosphère non-propice au déroulement d’une campagne dans un cadre démocratique. Elle a estimé que ces éléments devaient être considérés comme étant des indicateurs d’une possible mise en place d’un système dictatorial.

 

 

Rim Mahjoub a estimé que le président avait mis en place un système présidentialiste octroyant à Kaïs Saïed tous les pouvoirs. Elle a estimé que le chef de l’Etat mettait en place un système dangereux. Elle a évoqué l’affaire des magistrats ayant eu gain de cause auprès du tribunal administratif. Elle a considéré que le refus du ministère de la Justice d’appliquer cette décision était un dangereux précédent et que ceci pouvait pousser n’importe qui et n’importe quelle administration à ne plus respecter la loi et la justice. Elle a affirmé que la Tunisie était passée à l’Etat de non-droit.

 

Rim Mahjoub a indiqué que le président de la République devait tenir une élection présidentielle anticipée afin d’avoir une légitimité électorale. Elle a rappelé que son élection avait eu lieu dans le cadre de l’ancienne constitution. Elle a considéré que ces élections pourraient être tenues prochainement ou en parallèle aux élections législatives de décembre 2022.

Elle a rappelé que son parti a appelé depuis plusieurs années à une unité nationale. Elle a, aussi, expliqué que ni le PDL ni le parti socialiste ne les avaient contactés pour les inviter à l’initiative de regroupement des forces démocratiques.

 

S.G


lien sur site officiel

Source :

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page