Economie tunisie

Première édition de la Conférence et exposition sur la santé numérique en Afrique et au Moyen-Orient (Amdhc) : Les défis de la transition vers la santé numérique en débat


L’Amdhc est la première conférence et exposition sur la santé numérique en Afrique et au Moyen-Orient. Son objectif : jeter les bases d’un projet ambitieux qui vise à faire de la Tunisie un point focal de savoir-faire dans le secteur de la santé numérique.

La première édition d’«Africa and Middle East Digital Health Conference and Exhibition Tunisia 2022 » (Amdhc) se tiendra les 22, 23 et 24 septembre à Hammamet. Il s’agit d’un événement d’envergure internationale qui va rassembler des médecins, experts mondiaux en santé numérique, décideurs et acteurs de l’écosystème digital venus des quatre coins du monde pour échanger sur les enjeux de la santé numérique dans la région. L’objectif est d’attirer les projecteurs sur la Tunisie en tant que hub potentiel de santé numérique et de jeter les bases d’un projet ambitieux qui vise à faire de la Tunisie un point focal de savoir-faire dans le secteur de la santé numérique. 

Emboîter le pas aux pays qui ont pris une longueur d’avance 

Organisé par l’Association tunisienne pour la promotion de la santé (Atps) en coordination avec le département de la santé numérique de l’OMS, l’Amdhc sera l’occasion de débattre des solutions durables et innovantes pour relever les défis de la santé numérique en Tunisie et dans la région. Une conférence de presse s’est tenue, hier à Tunis, pour présenter le programme de l’événement mais aussi pour s’attarder sur l’importance de la santé numérique. 

Mettant l’accent sur les avantages  de la transition du monde de la santé vers le numérique, Karim Abdelwahed, président de l’Atps, a souligné que la santé numérique permet non seulement d’améliorer les services hospitaliers mais aussi d’optimiser les dépenses de santé. Il a ajouté que  le déclenchement de la crise sanitaire du Covid-19 a accéléré la tendance mondiale de numérisation du secteur de la santé. Il s’agit, en effet, de la solution idoine pour remédier aux défaillances des systèmes de santé, mises à nu par  la crise Covid. Abdelwahed a, par ailleurs, fait savoir qu’à travers son centre d’informatique, le ministère de la Santé est en train de mettre en place des systèmes d’information et des solutions technologiques pour s’affranchir des systèmes papier et passer à des systèmes numérisés. Il a appelé le gouvernement et les ministères concernés à tirer profit des compétences tunisiennes et emboîter le pas aux pays du Moyen-Orient, mais aussi à plusieurs pays africains  qui ont pris une longueur d’avance dans ce secteur pour entamer l’élaboration d’une stratégie nationale pour la santé numérique. 

Trois projets à présenter 

Dans son intervention, Izhar Mahjoub, responsable du comité scientifique de l’Amdhc, a évoqué  les principaux projets sur lesquels travaillent les organisateurs et qui seront présentés lors de la conférence. Ces projets, qui feront l’objet de débats entre les principaux acteurs du secteur de la santé et du numérique, s’articulent autour de trois axes, à savoir l’employabilité, l’interopérabilité et  le transfert des données de santé. En effet, lors de la conférence, il sera question  de débattre des moyens  de création d’un nouveau métier, en l’occurrence expert de santé numérique qui jouera le rôle d’intermédiaire entre le médecin et l’ingénieur en informatique. « L’objectif est de savoir comment à partir de ce vivier humain en Tunisie on peut  créer une économie de santé numérique qui partira de la Tunisie », a-t-il précisé.

Les débats porteront également sur les normes d’interopérabilité afin de pousser vers la mise en place d’une communauté d’experts qui travaillent sur l’adoption de ces normes. S’agissant du transfert des données de santé, les organisateurs de la conférence appellent de leurs vœux la création d’un bridge de données de santé pour servir les pays de la région, et ce, avec la coopération du centre informatique du ministère de la Santé et des entreprises tunisiennes. « L’image du système de soins dont nous disposons sera multipliée », a-t-il commenté.  

Évoquant l’importance des données de santé qui sont générés en dehors des environnements hospitaliers, Mahjoub a fait savoir que le traitement numérique de ces données permet d’anticiper les maladies, ce qui permet d’améliorer la santé de la population mais aussi d’avoir des économies de santé. Il a, dans ce sens, pris l’exemple  de la maladie du diabète où il a expliqué que la prise en charge d’une personne  diagnostiquée potentiellement diabétique coûte mille fois moins chère que la prise en charge d’une personne souffrant d’un diabète compliqué. 

Construite autour du partenariat avec l’OMS, la conférence sera l’occasion de débattre, notamment, des sujets liés à la stratégie de santé numérique, les bonnes pratiques dans ce secteur, les standards et l’interopérabilité des données de santé et du « workforce ». Outre les rencontres B2B, les ateliers et les panels, des « showcases » seront, également,  organisés, pour réaliser des démonstrations qui placent les solutions technologiques dans un contexte clinique et permettent aux participants de constater l’impact des ces systèmes sur les résultats cliniques, la qualité des soins et l’expérience des patients.  

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