Culture

«My first doc», des films à découvrir en ligne jusqu’au 22 janvier 2023: «Barataria», leurs vies dans une ville fantôme

Un clic et nous voilà en train de suivre la caméra de la jeune réalisatrice qui nous ouvre les portes d’une des fameuses villes fantômes espagnoles. Nous sommes en 2021 à El Quiñon, une ville construite en quelques années sur le territoire de la commune de Seseña, à environ trente-cinq kilomètres au sud de Madrid.

Après s’être tenue du 27 au 30 décembre 2022, à la Cinémathèque tunisienne, la 5e édition de «My first doc» a repris dans une version numérique depuis le 14 décembre 2022 sur la plateforme documedtunisie.com.

Organisé par l’Association tunisienne du cinéma documentaire, le festival propose des projections de films documentaires créatifs et indépendants, et vise à promouvoir la diffusion des films documentaires en Tunisie et à faciliter les échanges entre professionnels et créateurs avec la tenue d’ateliers et autres formations.

On y propose, chaque année, des productions récentes signées par la génération émergente de jeunes cinéastes. Car le festival s’est fixé comme objectif de donner à voir le meilleur de la jeune création cinématographique internationale avec, chaque année, des récits renouvelés et des narrations inventives.

Une sélection de 18 films est à découvrir jusqu’au 30 janvier, en accès libre et gratuit, sur la plateforme documedtunisie.com. Des productions françaises, belges, espagnoles et une suisse qui parcourent onze pays : Belgique, Cuba, Espagne, France, Mali, Maroc, Mexique, Irlande, Pérou, Palestine et Syrie.

La vie dans une ville fantôme

Une plateforme facile d’accès avec la liste de tous les films sélectionnés et leurs synopsis. On déplore néanmoins l’absence de sous-titrage pour certains films en espagnol… Le premier film que nous rencontrons est «Barataria», réalisé par Julie Nguyen Van Qui, il nous fait tout de suite penser à Sancho Panza dans le Don Quichotte de Miguel de Cervantes et à l’Île de fiction appelée Barataria qui lui a été offerte par des nobles. Le nom vient de l’Espagnol barato, qui signifie «de peu de valeur».

Un clic et nous voilà en train de suivre la caméra de la jeune réalisatrice qui nous ouvre les portes d’une des fameuses villes fantômes espagnoles. Nous sommes en 2021 à El Quiñon, une ville construite en quelques années sur le territoire de la commune de Seseña, à environ trente-cinq kilomètres au sud de Madrid.

El Quiñon, est la seule île au monde entourée de terre, nous dit la réalisatrice. Paysage lunaire qui entoure des chantiers inachevés et des immeubles démesurés, aux murs de couleurs ocres. Ici, c’est ailleurs-nulle-part, mais on joue, on nage, on s’embrouille, on se fait des tatouages, avec des gens de tous les âges. Est-ce un rêve? Un trou perdu cauchemardesque ? Ou un merveilleux terrain de jeu?

Fascinée par ces villes, Julie a voulu explorer de près ces lieux et dévoiler la vie qui commence petit à petit à s’y installer. Elle va à la rencontre des rares familles et habitants qui résident au sein de blocs entiers d’immeubles, dans cette configuration urbaine étrange faite de terrains et d’appartements vides, de rues sans nom, où la nuit, telles des lucioles, quelques lumières solitaires s’allument, ici et là, et où, le jour, les bruits et autres voix sont vite emportés par les vents réveillant au passage ces colosses de béton.

El Quiñon est le parfait symbole de la folie spéculative qui s’est emparée de l’Espagne au milieu de la première décennie 2000. Symbole également d’un capitalisme sauvage, outrancier, qui a précipité l’économie mondiale dans une chute vertigineuse.

Fin 2009, l’Espagne s’est retrouvée avec 3,6 millions de logements achevés ou en projet sur les bras. Dix ans après la crise immobilière, les villes fantômes d’Espagne ont commencé à reprendre lentement vie mais les squelettes de béton hantent encore l’Espagne et malgré la reprise économique, des milliers d’immeubles construits avant la crise restent vides.

D’autres récits méritent qu’on s’y attarde et sont à découvrir jusqu’au 22 janvier 2023, à l’instar d’«Ecoute les murs tomber», un conte sur l’enfermement et «Moitié guerre» qui part à la rencontre d’habitants de Beit Jala, une ville située aux portes de Jérusalem et essaye de déchiffrer la situation en Palestine à travers une amitié entre deux hommes que tout semble opposer.

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