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Monastir : un jeune lycéen égorgé par un sécuritaire en pleine rue


 

Le père d’un jeune lycéen de 17 ans, égorgé par un sécuritaire il y a deux jours, est intervenu, ce mercredi 26 octobre 2022, au micro de Zouheir Eljiss, sur Jawhara FM, pour raconter les faits.

 

Le citoyen, médecin de profession, a affirmé, que son fils et ses amis se trouvaient à la falaise de Monastir, zone aménagée en parcours de santé où les habitants de la ville ont l’habitude de se rendre pour décompresser et se balader. Ils ont été accostés par un inconnu au moment de rentrer avant que les choses ne tournent au drame.

 

« Alors qu’ils étaient sur le chemin du retour, ils ont été abordés par un individu qui a commencé à les insulter et à critiquer leur manière de s’habiller et de se coiffer, certains, dont mon fils, ont les cheveux longs et ils ont été agressés par cet homme pour cette raison. Il a commencé à les insulter puis a sorti une lame de sa poche et a tenté de les blesser. Le premier coup a buté sur le cartable de l’un des amis de mon fils, puis il a saisi mon enfant par les cheveux lui a porté deux coups à la gorge et un coup qui a atterri sur son épaule » a indiqué le père.

 

Il a précisé que c’est une patrouille de sécuritaires qui passait par les lieux qui est intervenue pour arracher son fils des mains de son agresseur. « Heureusement qu’ils étaient là, ils ont arrêté l’assaillant et l’arrestation fut d’ailleurs musclée tellement il se débattait et voulait achever son œuvre, ils ont appelé les secours et amené mon fils aux urgences. J’ai foi en nos sécuritaires mais je veux qu’on m’entende pour que justice soit rendue à mon enfant » a ajouté le père ému.

 

Le citoyen a affirmé qu’il a commencé à sentir le vent tourner lorsque son fils, qui présente pourtant des blessures spectaculaires et un traumatisme psychologique certain, n’a bénéficié que d’un certificat médical de quinze jours de repos.

 

« Je ne veux pas affirmer qu’on est intervenu pour minimiser les faits et donc les charges, mais en tant que médecin je sais que l’état de mon fils n’est pas celui d’un blessé qui a besoin de quinze jours de repos seulement. Il a eu la gorge tailladée, il lui faudra des jours pour arriver à la poser correctement sur un coussin. D’ailleurs j’ai refusé de prendre le certificat hier et on a refusé de m’en donner un aujourd’hui sous prétexte que mon geste a été mal pris par le médecin sur place et que donc je devais aller m’en procurer un ailleurs » a-t-il conclu.

 

M.B.Z


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