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Maher Medhioub appelle le sénateur américain Chris Murphy à la rescousse


 

Après les graves accusations portées à l’encontre de l’ancien ministre de la Justice et dirigeant islamiste Nouredine Bhiri, le député d’Ennahdha et assesseur du président du Parlement, Maher Medhioub a décidé d’appeler le sénateur américain Chris Murphy à la rescousse.

Dans un long statut publié sur sa page Facebook mardi 4 janvier 2022, M. Medhioub a plaidé la cause de son collègue actuellement en résidence surveillée pour suspicion d’implication dans une affaire d’octroi illégal de passeports et certificats de nationalité. L’affaire qui remonte à 2013, selon le ministère de l’Intérieur, n’a éclaté qu’avec l’arrestation de Noureddine Bhiri le 31 décembre 2021. Le dossier revêt un caractère terroriste selon le ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine.

 

Après avoir rappelé les liens solides que la Tunisie et les Etats-Unis ont pu tisser et l’historique de solidarité entre les deux pays, Maher Medhioub s’est lancé dans une description détaillée de la « misère » de son collègue Noureddine Bhiri, en particulier, et celle du peuple tunisien, de façon générale, sous le règne de Kaïs Saïed.

« Maître Noureddine Bhiri, député de l’Assemblée des représentants du peuple de la République tunisienne et votre collègue avocat de la Cour de cassation est claquemuré dans un endroit inconnu depuis plus de cent heures. Il se tient debout et inébranlable face à toutes les pressions possibles et imaginales, par un froid extrême et dans une solitude fatale (depuis) sa disparition forcée », a écrit Maher Medhioub sur sa page Facebook dans l’espoir d’émouvoir le sénateur américain.

« Après votre départ de la Tunisie en septembre 2021, Kaïs Saïed a concrétisé ses engagements envers vous en suspendant définitivement la constitution tunisienne à l’aide du décret présidentiel 117 mettant ainsi tous les pouvoirs entre ses mains, puis a annoncé le 13 décembre une feuille de route dont l’objectif est de saper toutes les institutions, les mouvements et les citoyens et citoyennes qui se dresseraient contre son rêve de bâtir la Jamahiriya tunisienne en 2023 », a-t-il poursuivi.  

« Jamais nous ne douterons un seul instant de vos efforts sincères et votre grand appui aux valeurs démocratiques dans le monde, mais l’Histoire nous a appris de le temps peut être impitoyable et que toute jonction du néofascisme au populisme émergent est un danger imminent pour nous, pour vous, en Tunisie, dans la région et dans le monde entier », a-t-il ajouté.

 

Les sollicitations pour un interventionnisme américain dans les affaires tunisiennes n’est guère nouveau pour les nahdhaouis. Ils ont été les premiers à supplier une aide américaine pour mettre fin au « coup d’Etat » de Kaïs Saïed qui les a écartés de l’hémicycle. Une délégation de sénateurs a, d’ailleurs, visité la Tunisie en septembre et a eu un entretien avec le chef de l’Etat. Kaïs Saïed avait été alors rappelé à l’ordre et a fini par s’exécuter en, décembre, en annonçant une feuille de route sur un an, tel que les Américains l’avaient exigé.

 

N.J.

  

 


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