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Macron a-t-il échappé à un coup d’Etat ?

L’affaire n’a pas fait grand bruit, pourtant elle est prise très au sérieux par les autorités françaises. Rémy Daillet, un activiste notoire du complotisme tous azimuts, est aux mains de la justice depuis le 22 octobre 2021. Il est accusé d’avoir fomenté l’«Opération Azur», une série d’actes violents pour déstabiliser la République, des actes qualifiés de coup d’Etat, rapporte Le Parisien le 27 octobre 2021. Il doit répondre du chef d’accusation “association de malfaiteurs terroriste”. Il risque gros, lui et ses présumés 13 autres acolytes.

L’affaire remonte à fin 2020. Pour lutter «contre la tyrannie», disent-ils, des éléments de l’ultra-droite et des anciens militaires auraient décidé de semer la terreur en France. Rémy Daillet intéresse les services de police depuis 2020, suite à des vidéos incendiaires balancées sur les réseaux sociaux, des films abondamment visionnés. Planqué en Malaisie, avec femme et enfants, il disait : «Je vais renverser le gouvernement de la République totalement vendue aux puissances d’argent». Il se targuait d’être «celui qui abolira le régime actuel et le remplacera par un nouveau». Il disait ouvertement vouloir en finir avec le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, au motif qu’il aurait «trahi la France».

Les choses s’accélèrent en avril 2021, avec des lettres envoyées à des députés et sénateurs. «La République n’est plus l’idée dominante (…) c’est une question de jours, de semaines (…) c’est la dernière chance que nous vous donnons» et ceux qui mettront sous le tapis le message de Daillet seront considérés comme des «complices de crime contre l’humanité et donc condamnés», cite le journal français.

Il aurait été même question de «multitude de projets d’actions violentes, visant des sites institutionnels, des centres de vaccination, des antennes 5G…», de «s’emparer de l’Élysée et des points névralgiques de la capitale» et de faire feu sur ceux qui se dresseraient sur leur chemin…

Les investigations permettront de faire toute la lumière sur cette étrange affaire. Et tout cas l’avocat du présumé cerveau de l’«Opération Azur» n’en démord pas : ce dossier est complètement fantasmé, certes «un projet de coup d’État violent» a été évoqué, mais son client aurait tout au plus milité pour «un renversement pacifique» du pouvoir…


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