Sport

Ligue 1 : pour les Girondins de Bordeaux, un dimanche de campagne déjà décisif

Le gardien de Bordeaux, Benoît Costil, quitte le terrain à la fin du match sous les huées et les insultes des supporters bordelais après la défaite 0-2 contre Montpellier, le 20 mars 2022, au stade Matmut Atlantique de Bordeaux. THIBAUD MORITZ / AFP

Alain Giresse est formel. En seize ans de carrière de footballeur à Bordeaux, il a certes connu la lutte pour le maintien, exhume même un déplacement tendu à Lyon en 1976, mais il « n’a jamais été dernier après trente journées ». Bonnet d’âne de la Ligue 1, les Girondins accueillent le FC Metz, avant-dernier du championnat, dimanche 10 avril, à 13 heures. Le meneur de jeu aux 592 matchs avec le maillot au scapulaire y va de son conseil, direct et pragmatique. « Dans ce genre de situation, il ne faut pas être beau mais efficace », prévient cette incarnation, pourtant, du beau jeu à la française.

A Bordeaux, l’heure est grave. Assez pour voir, vendredi, le maire, Pierre Hurmic, s’inviter dans les vestiaires des Girondins, à deux jours de ce choc des mal-classés pour un entraînement en condition de match, au Matmut Atlantique. Devant les joueurs, l’édile écologiste file la comparaison avec son élection surprise, en juin 2020, contre les sondages et contre soixante-treize ans de règne de la droite, quand il tractait lui-même jusqu’à la dernière minute place de la Victoire.

Malgré une passion toute modérée pour le football, M. Hurmic a assuré de sa présence au stade en ce jour de premier tour de l’élection présidentielle. « Je sais que, pour beaucoup de Bordelais, ça compte, donc ça doit compter pour moi aussi », dit-il. Après tout, les Girondins et leurs six titres de champions de France constituent aussi le « patrimoine de la ville » et le maire en appelle à la fierté et à la combativité de la part d’un effectif hétéroclite, composé d’une quinzaine de nationalités, avec son lot de joueurs prêtés.

A 36 ans, Jimmy Briand n’a pas pour projet de découvrir tout de suite la Ligue 2. « On a conscience de l’importance de ce match, assure l’attaquant. On a assez de joueurs d’expérience et on est très soudés. Dans une opération de maintien, il faut que tout le monde le soit. » Certains en doutent encore et citent l’improbable défaite (0-2) à onze contre neuf Montpellierains pendant presque une heure, le 20 mars.

Pis, ce jour-là, le gardien Benoît Costil termine la mi-temps tête contre tête avec le porte-parole des Ultramarines, Florian Brunet, qui l’accuse, lui et le défenseur Laurent Koscielny, de racisme. « On a simplement été des lanceurs d’alerte, des gens sont venus nous voir et nous ont dit qu’ils avaient été témoins de propos scandaleux, d’un autre temps », avance au Monde la figure médiatique du principal groupe de supporteurs du club. Benoît Costil, lui, nie les faits et a annoncé sur ses réseaux sociaux vouloir lancer « les procédures judiciaires adaptées, afin de faire toute la lumière sur cette affaire et les mobiles de leurs auteurs ».

Il vous reste 63.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

lien sur site officiel

Source :

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page