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L’EST se qualifie dans la douleur à la phase de groupes de la C1 africaine : Une copie à revoir absolument !


Les attaquants « sang et or » ont souffert le martyre avant de signer le but de la qualification sur penalty. Des occasions ratées à la pelle à cause du manque de percussion dans les 30 derniers mètres. S’il veut vraiment aller loin en Champions League et la remporter, Nabil Maâloul doit absolument corriger ses plans.

Pour le compte du 2e tour de la Ligue des champions, l’EST a hérité d’un adversaire pour le moins qu’on puisse dire modeste. Un adversaire largement dans ses cordes qu’il fallait juste savoir contenir à domicile car, en Afrique, l’extrasportif est souvent décisif dans la qualification.

A Abuja, l’Espérance a raté son entrée en matière, concédant la défaite sur le score de (1-2). Mais le but marqué par Anis Badri en terre nigériane a changé toute la donne malgré la défaite. Il fallait juste marquer un but et seulement un au match retour et ne pas en encaisser pour composter son billet pour la phase de groupes de la C1 africaine. Mais si les choses ne se sont pas passées comme prévu aussi bien à Abuja qu’à Tunis, c’est que les causes sont multiples.

Tâtonnement et erreurs flagrantes

Parmi les grosses erreurs commises par le coach « sang et or », l’écartement de Sedki Debchi et la titularisation à sa place de Moez Ben Chérifia, revenu au-devant de la scène une semaine seulement avant le déplacement pour le Nigeria, en le faisant jouer lors du match amical contre l’USM. Un match lors duquel Ben Chérifia a même porté le brassard de capitaine.

Mais voilà que le revenant Moez Ben Chérifia qui conduit son équipe à la défaite à l’aller en encaissant deux buts, dont le premier sur une erreur de débutant suite à une remise de touche.

A partir de cet instant-là, soit la première minute du temps additionnel de la période initiale du match aller, les difficultés se sont accentuées.

Les mêmes maux qui perdurent…

S’il y a une chose qu’on reprochait au jeu de l’équipe du temps de Mouine Chaâbani et même avant, c’est la difficulté criarde que trouve l’équipe à consolider son jeu et sa domination de débats quand elle attaque à outrance contre un adversaire largement à sa portée, mais qui refuse le jeu et se contente de défendre. C’est le problème principal rencontré par l’EST samedi face à une formation nigériane venue à Tunis défendre son avantage obtenu une semaine auparavant à domicile. Les Nigérians de Plateau United ont d’abord défendu en montant régulièrement à l’attaque, mais sans prendre de risques avant de se résigner à rester dans leur moitié du terrain pour créer le surnombre dans leur zone de réparation en plus d’une vieille astuce : ne pas rater une occasion pour tomber par terre et réclamer des soins fictifs.

Avoir des difficultés face à un adversaire qui refuse le jeu : voilà un mal que Nabil Maâloul n’est pas encore parvenu à soigner.

Sous l’égide de Radhi Jaïdi, l’équipe développait un jeu offensif plaisant et varié. Les attaquants créaient beaucoup d’occasions à chaque match disputé, mais leur jeu était entaché par un ratage monstre. C’était encore le cas de Mohamed Ali Ben Hammouda, samedi, qui a raté, entre autres, une opportunité en or pour marquer le but de la qualification, à moins d’une demi-heure de la fin de la première mi-temps, suite à un coup franc bien botté dans la surface, mais au moment de la réception, l’avant-centre « sang et or » a bougé avant même que le ballon ne soit tiré, se trouvant en position de hors-jeu. Au final, un joli but « blanc » de la tête plongeante qui n’arrangera pas les affaires, mais qui a compliqué davantage sa tâche et celle de ses camarades.

Quand on recrute un entraîneur, c’est pour qu’il soigne les maux que ses prédécesseurs ne sont pas parvenus à faire. A Nabil Maâloul de soigner les mêmes maux qui perdurent, revoir totalement sa copie, pour que l’EST ne joue plus dans la souffrance en C1 africaine. Car ce que nous avons vu lors du 2e tour préliminaire ne présage rien de bon pour la suite du parcours de l’équipe.

Bref, les problèmes rencontrés par l’Espérance au 2e tour de la C1 africaine ont commencé avant même que la délégation « sang et or » n’atterrisse à Abuja. Ils ont commencé à partir du moment où Nabil Maâloul a tâtonné à propos du poste de gardien de but, écartant sans raison valable Debchi pour faire revenir Ben Chérifia après de longs mois passés sur le banc des remplaçants. Puis, quand une équipe manque de compétition officielle, il est normal qu’elle perde une bonne partie de ses repères quand elle dispute ses premiers matches officiels. L’EST a payé, le week-end dernier, le prix fort du démarrage très tardif du championnat. Enfin, un détail et, pas le moindre, propre à l’Espérance : l’effectif actuel risque de trouver d’autres difficultés au fur et à mesure que l’équipe avance dans son parcours en C1 africaine. L’effectif est peut-être bien garni quantitativement, mais qualitativement, chaque joueur doit faire encore beaucoup d’efforts pour que la mayonnaise prenne. A Nabil Maâloul de revoir tous ses plans, car il n’a rien entrepris jusque-là pour corriger les lacunes qu’on reprochait à l’équipe du temps de Mouine Chaâbani et Radhi Jaïdi. Quant aux recrues de l’été, elles n’ont pas encore rien démontré d’extraordinaire sur le terrain.

crédit photo : © Mokhtar HMIMA

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