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Les tensions se poursuivent entre des syndicats sécuritaires et Taoufik Charfeddine


Les tensions se poursuivent entre des syndicats scuritaires et Taoufik Charfeddine

 

Le syndicat national des forces de sécurité intérieure a tenu ce mardi 6 septembre 2022, une assemblée générale extraordinaire, pour examiner la situation générale et pour dénoncer « l’atteinte au droit syndical » considérée comme étant « une pratique caractéristique des dictatures ».

Les syndicalistes présents en grand nombre à l’assemblée générale ont scandé des slogans hostiles au ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine allant jusqu’à le traiter de « lâche ».

 

Il convient de souligner que les syndicats sécuritaires ne sont pas tous sur la même longueur d’ondes et le fléau des scissions semblent les avoir affectés. En effet, le syndicat des forces de sécurité intérieure a vivement dénoncé la réunion de ses confrères, mais aussi la publication en direct de cette réunion par certaines pages jugées suspectes. Le syndicat considère que ces pratiques sont indignes du corps sécuritaire.  

 

Ainsi, il est clair que le climat entre les syndicats sécuritaires et les autorités de tutelle se dégrade depuis l’annonce faite par le ministre de l’Intérieur quant à la suspension des prélèvements automatiques sur salaire des cotisations sociales au profit des syndicats sécuritaires à partir de septembre 2022.  Les raisons évoquées : cette pratique n’est pas adossée à une loi.

Les services du ministère sont appelés à préparer un projet de loi organisant ce prélèvement, qui sera soumis avant la fin de l’année en cours aux autorités de tutelle. Ils devront aussi avertir tous les adhérents et entamer les démarches nécessaires pour régulariser la situation avec les syndicats sécuritaires.

 

Suite à cette décision, des mouvements de protestation ont éclaté. Des agents des forces de l’ordre appartenant à certains syndicats policiers ont tenu des sit-in dans plusieurs endroits dont le district de police de Sfax ou encore l’aéroport Tunis-Carthage et des altercations ont été enregistrées entre policiers et policiers.

Toutefois, la suspension des prélèvements automatiques n’est pas l’unique déclencheur, puisque les tensions étaient déjà palpables depuis l’appel lancé par le président de la République lors de sa rencontre avec son ministre de l’Intérieur quant à la nécessité d’unifier les syndicats sécuritaires.

 

S.H


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