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Le référendum dans l'histoire moderne de la Tunisie

Mot latin francisé, le référendum, est, selon Larousse, un « procédé de démocratie semi-directe permettant aux citoyens de manifester eux-mêmes un choix politique ». Alors que la crise politique s’approfondit en Tunisie, le hype autour de ce concept de consultation ne fait que s’amplifier.

 

A défaut de réunir les conditions nécessaires à un référendum tel que mentionné dans la Constitution de 2014 et le Code électoral, le président de la République, Kaïs Saïed, a évoqué, en octobre, le sujet appuyant la mise en place d’un genre « nouveau et innovant » de référendum sous la forme d’une consultation populaire dont l’objectif est de collecter un ensemble de propositions auprès des citoyens et ainsi concrétiser son projet de dialogue national avec la jeunesse tunisienne.

 

Plus tôt en juin cette année, de nombreuses associations, mouvements et personnalités politiques et publiques à l’instar de Mohsen Marzouk, Sahbi Ben Fredj, Chaouki Tabib et Saïd Aïdi ont annoncé la création du collectif Soumoud ; un front pour le référendum avec pour objectif le sauvetage du pays par le changement du système politique et l’amendement du code électoral à travers un référendum.

 

Ce procédé n’est pas totalement méconnu de la politique tunisienne. C’est en 2002 qu’il a été utilisé pour la première fois dans l’histoire moderne de la Tunisie. L’ancien président de la République, feu Zine El Abidine Ben Ali, en a fait usage pour s’assurer une présidence à vie. Il a, pour rappel, porté sur la révision de la Constitution de 1959 pour augmenter le seuil des mandats que peut briguer un chef de l’Etat et repousser l’âge limite pour postuler à la présidentielle de 70 à 75 ans.

 

N.J. 

 

 


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