Economie tunisie

Le nouveau ministre de l’Intérieur va-t-il enlever les barricades qui asphyxient les commerçants du centre-ville de Tunis ?

 

Le spectacle au centre-ville de Tunis devient plus que désolant : des barricades, et des barbelés partout, particulièrement dans ses grandes artères notamment à la Kasbah, l’Avenue Habib Bourguiba et la rue Jamel Abdennaceur. Le blocage est total des deux entrées de la Médina de Tunis à la Kasbah et à la Porte de France (Place de la victoire) autour de l’ambassade de France ainsi que devant le ministère de l’intérieur.

A ce spectacle qui se perpétue depuis 2011, s’ajoute l’invasion de milliers de vendeurs à la sauvette qui occupent tous les trottoirs et qui sont à l’origine de toutes les nuisances aux commerçants et à leurs clients ou ce qui en reste vu que le centre-ville de Tunis est devenu infréquentable.

Mais, un haut responsable de l’Etat a pu sauver la face, c’était M. Omar Mansour ex-gouverneur de Tunis de septembre 2016 à fin octobre 2017 qui a réalisé de grandes avancées en combattant les étalages anarchiques et en permettant aux clients des quelques 2000 commerçants du centre-ville d’accéder aux boutiques et commerce d’une manière correcte.

M. Omar Mansour a pu forger une notoriété pour sa droiture et sa persévérance face aux bandits de la contrebande qui empoisonnaient l’espace du centre-ville. Ceci a coûté cher à M. Mansour qui a été limogé pour des raisons louches.

L’ex-gouverneur de Tunis a déclaré le 13 septembre 2017 quelques semaines avant son limogeage que « Des gangs de contrebandiers et des politiciens sont derrière la propagation du phénomène du commerce parallèle en Tunisie. Ils ne respectent pas la loi et œuvrent pour installer le chaos dans l’ensemble du pays ».

Il a, dans ce contexte, précisé que ces personnes exercent leurs activités de manière illégale et sont à l’origine de la propagation de plusieurs types de crimes comme le blanchiment d’argent, le commerce de la drogue…Et d’ajouter que ces « gangs » ont incité les commerçants à ne plus respecter la loi et à s’asseoir sur les procédures qui ont été récemment mises en place par les autorités pour l’aménagement d’espaces dédiés aux commerçants ambulants.

Il faut noter que d’après des témoins oculaires, les commerçants ambulants du grand Tunis qui se sont vus interdits de s’installer dans les différentes ruelles de la capitale pendant des mois, ont été juste le lendemain du limogeage de M. Omar Mansour les premiers à avoir célébré son départ. Des centaines d’entre eux se sont précipités tôt le matin sur les places de la capitale pour exposer leurs marchandises provenant de la contrebande.

La mascarade continue et la ville de Tunis est asphyxiée et meurt à petit feu, dans la nonchalance totale, avec des fonds de commerce qui ne valaient plus rien à cause de l’anarchie, l’insécurité, les parkings improvisés par les bandes de voyous et surtout la diarrhée des manifestations, chaque fin de semaine.

Le nouveau ministre de l’Intérieur va-t-il enfin enlever les barricades et les barbelés et redonner au centre-ville de Tunis et à ses commerçants de l’espoir surtout que plusieurs commerces ferment chaque mois, les touristes fuient ce paysage désolant et stressant et donne une image négative aux investisseurs ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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