Economie tunisie

Le Japon sauve le Grand-Tunis des inondations

L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) vient d’annoncer au début du mois courant que le comité de pilotage du projet de protection contre les inondations du Grand Tunis – financé par l’agence – a tenu récemment une réunion de travail.

La ministre de l’équipement et de l’habitat, Sarra Zaafrani Zenzri a présidé la réunion avec la participation du représentant résident de la JICA Shinohara Shunei et des membres du projet.

Lors de la réunion, l’accent a été mis sur la complexité des travaux effectuées et la sensibilité des interventions dans le projet, indique la JICA.

Il a été précisé, en outre, que la ministre a souligné que le projet est considéré comme un projet intégré pilote de point de vue la qualité d’exécution des travaux et les techniques avancées y appliquées.

Le projet consiste à la réalisation de divers collecteurs sur une longueur totale de 17 Km (aménagement d’oued Bardo, oued Gueriana, oued Ezzouhour, un collecteur de vidange de sebkhat Sijoumi vers oued Meliane, ainsi que l’aménagement des voiries, zones vertes et éclairage public), assure-t-on.

La JICA déclare que les travaux du lot 2 et 4 sont achevés et les deux autres lots 1 et 3 sont à plus de 90% d’achèvement tout en affirmant que la ministre de l’équipement et de l’habitat souhaite renforcer davantage la coopération Tuniso-Japonaise en reproduisant l’expérience réussie du projet de protection contre les inondations du Grand Tunis, sur des projets futurs.

Rappelons que, le projet de protection du Grand Tunis des inondations est financé par un prêt de la JICA à hauteur de 6,808 milliards de yen (environ 150 millions de dinars). Il vise à atténuer les dégâts engendrés par les inondations et devrait bénéficier à 670 000 habitants de la partie Ouest du Grand Tunis en améliorant le contrôle des inondations ainsi qu’en construisant un nouveau canal d’évacuation du lac Sijoumi vers l’Oued Meliane.

Il couvre la zone très urbanisée de la région Ouest du Grand Tunis connue par une habitation dense dont principalement les zones de Manouba, Ibn Sina, Ksar Said, Bortal Haider, Zahrouni, Bardo et les quartiers avoisinants de la sebkhat Sijoumi ainsi que les cités Ezzouhour 3, 4 et 5.

Il est à noter que la JICA a commencé ses activités de coopération en Tunisie depuis 1975, avec le lancement du programme des volontaires. Depuis cette date, la JICA a étendu ses activités à la coopération technique, les dons, les prêts en yens et l’envoi de volontaires. Parmi ses principaux projets, le Pont de Radès-La Goulette, la Centrale Electrique de Radès, les autoroutes de Sfax-El Jem et Gabès-Medenine et la Station de Dessalement d’Eau de Mer de Sfax.

Selon l’agence, les trois piliers actuels de la coopération avec la Tunisie sont « le Développement Industriel et d’Infrastructures Economiques », le « Développement Régional » et « l’Aménagement des Ressources en Eau et la Prévention des Catastrophes Naturelles ».

Pour un développement durable en Tunisie, la JICA affirme qu’elle cherche sans cesse les outils de coopération les plus appropriés pour répondre aux besoins de la Tunisie en matière de prospérité économique et sociale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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