Economie tunisie

Le FMI apporte de l’eau au moulin de Marouen Abassi

Le FMI et ses précieux sous, il n’est question que d’eux en ce moment dans les cercles des décideurs économiques de la Tunisie. Avec son dédain pour la chose économique, le chef de l’Etat, Kaïs Saïed, fait mine d’ignorer ce qui se trame entre le gouverneur de la Banque centrale, le ministre de l’Economie et la ministre des Finances. Mais c’est un fait : la Tunisie compte plus que jamais sur son principal bailleur et il semble qu’en face l’espoir est permis. A en croire Jihad Azour, directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du Fonds Monétaire International (FMI), ce dernier étudie très sérieusement la possibilité de donner un coup de pouce à la Tunisie.

Rappelons que fin octobre dernier, le gouverneur de la BCT, Marouen Abassi, avait affirmé : «Nous discutons actuellement d’un document conforme aux normes du Fonds monétaire international. Si nous pouvons parvenir à un accord avec le FMI je pense que nous pourrons réduire la pression et revenir à un état relativement normal». Et on a appris par la suite, le 6 novembre 2021, que c’est la cheffe du gouvernement, Najla Bouden, qui avait elle-même sollicité les services du FMI

Jihad Azour a confié à la Tap que des pourparlers d’ordre technique ont lieu en ce moment entre les organes du FMI et les autorités tunisiennes. L’objectif : mettre en place un dispositif de financement pour oxygéner la Tunisie. «Les discussions portent essentiellement sur la définition des priorités du pays, des défis à relever et des réformes à mettre en place afin de surmonter la crise actuelle que connaît le pays (…) Ce genre de programme doit être accompagné, obligatoirement, par des actions à l’échelle nationale, dont des programmes de protection sociale, dans le cadre d’une approche globale afin de préserver la pérennité économique des pays», a indiqué le responsable de l’institution internationale.

 Comprenez par là que rien ne se fera du côté du FMI sans un engagement ferme pour les réformes que la Tunisie esquive depuis 10 ans et sans des résultats tangibles, mais qu’il n’est pas question aussi de casser l’équilibre social précaire du pays à travers des mesures insupportables…

Reste maintenant à savoir comment le plus gros créancier de la Tunisie prendra la décision d’honorer tous les accords conclus avec l’UGTT, un engagement qui va coûter et va grever davantage des finances publiques déjà très mal en point. Ce d’autant plus qu’il ne faut pas s’attendre à ce que le FMI règle tous les problèmes de la Tunisie. Il faudra sans doute trouver d’autres ressources, internes ; et si on commençait par remettre le pays au travail, en espérant que le climat social et politique soit favorable à une telle dynamique…


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