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Le CSS dénoue sa crise financière: Une grande bouffée d’oxygène

Le choix de Mohamed Trabelsi à la tête du comité de direction provisoire a été un pari réussi.  L’homme est fortement pressenti comme candidat idéal pour les élections d’un nouveau bureau directeur, le 3 février. Il a réussi à collecter les fonds pour lever l’interdiction de recrutement.

La crise administrative qui a frappé de plein fouet le CSS depuis la démission forcée de l’ex-tumultueux président du club, Moncef Khemakhem, est sur le point de prendre fin. Après trois rendez-vous avortés pour tenir une assemblée générale élective (vendredi 29 avril, vendredi 24 juin et jeudi 18 août 2022), pour absence de candidatures, la date du 3 février 2023  semble cette fois, la bonne pour parvenir à un consensus autour d’un candidat qui sera plébiscité par le haut comité de soutien en première instance puis par les membres de l’assemblée générale. Et ce candidat ne peut être que Mohamed Trabelsi qui a pris la tête du comité de direction provisoire alors que le CSS était en pleine crise et à la croisée des chemins. Il a réussi le plus gros pari pour lequel il a été choisi : arriver à réunir la famille sfaxienne élargie autour d’un seul objectif : lever l’interdiction de recrutement et mettre fin à ce triste feuilleton qui paralyse la vie du grand club de la capitale du Sud depuis plus de trois ans. Ce n’était pas facile de réunir des milliards pour éponger des litiges multiples et complexes avec la Fifa et lever cette épée de Damoclès. Maintenant, c’est chose faite normalement depuis jeudi dans l’attente de confirmation officielle. Mohamed Trabelsi a ainsi convaincu les plus réticents qu’il peut être un homme de consensus qui peut fédérer les principaux donateurs et les anciens présidents divisés au point de devenir des «frères ennemis» autour d’un grand et nouveau projet: tous pour le bien du CSS.

Tirer les leçons

Si le CSS a été au bord du gouffre et a failli s’enliser dans une crise sans précédent, c‘est en raison de la politique de gestion très approximative et de mauvaise gouvernance dans les opérations de recrutement de joueurs étrangers notamment qui ont coûté à la caisse du club des milliards sans être bénéfiques sur le plan technique. Une politique qui a engendré des litiges en cascade insolubles à court terme et qui ont plongé le CSS dans une crise financière profonde. Ce qui a poussé ses meilleurs joueurs locaux à quitter le navire en plein naufrage. C’est par ce vaste chantier qu’il faudra commencer en dégraissant les dépenses à tort et à travers et en laissant aux techniciens la responsabilité de leurs choix dans un cadre de politique générale de club, tracée dans la transparence où les prérogatives des principaux intervenants sont bien fixées et limitées. Ce qu’il faut éviter c’est ce bras de fer entre Anis Boujelbene, maintenu comme entraîneur adjoint du coach suisse Maurizio Jacobacci, et le nouveau directeur sportif nommé Haithem Mrabet. Chacun doit être dans son rôle et à sa place. Comme un élément parmi d’autres et un maillon de la chaîne pour un travail de groupe où la marge d’erreurs sera très réduite et les dérives de toutes sortes évitées pour ne pas recommettre les mêmes errements dans la gestion financière.

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