Culture

L’Algérie et le Venezuela à l’honneur à la Cinémathèque tunisienne : Le cinéma, miroir des peuples

 

Autre pays, autre célébration, celle du 126e anniversaire du cinéma vénézuélien qui sera accueillie par la Cinémathèque tunisienne, du 26 au 29 janvier 2023, avec la présence du cinéaste vénézuélien Atahualpa Lichy.

À l’occasion du soixantième anniversaire de l’indépendance algérienne, l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) organise, en partenariat avec la Cinémathèque Tunisienne, des cycles de projections-débats mensuels qui ont débuté en juin 2022 pour se poursuivre en janvier 2023. Ces rencontres réunies sous l’intitulé «Regarder l’Algérie aujourd’hui : des films et des recherches», croisent regards scientifiques et regards cinématographiques sur l’Algérie contemporaine, avec pour ambition de mieux comprendre la société algérienne d’aujourd’hui et de réfléchir collectivement sur la production et la transmission des savoirs.

Les précédents cycles se sont articulés sur le féminisme, le quotidien, les guerres, les luttes, faisant dialoguer des intervenant.e.s des mondes de la recherche et du cinéma.

Le 5e cycle, qui se tient les 24 et 25 janvier 2023 à la salle Tahar Cheriaa – Cité de la Culture Chedli Klibi, portera sur la thématique «Exils et mémoires».

Le cycle a été introduit, le 24 janvier, par la chercheuse à l’IRMC, Layla Baamra, avant de lancer la projection du documentaire «Africa Hotel» de Hassen et Nabil Djedouani sorti en 2011. Le film, qui s’intéresse aux migrants d’Afrique subsaharienne en transit à Alger, a été suivi d’un débat animé par le critique de cinéma Ikbal Zalila, avec la participation de Nabil Djedouani et l’anthropologue Valentina Zagaria.

Les cinéphiles ont eu, également, l’occasion de voir «La traversée» d’Elisabeth Leuvrey, sorti en 2012. Dans ce film, la réalisatrice embarque dans un des bateaux qui relie Marseille et Alger. Chaque été ils y sont nombreux à transiter par la mer entre la France et l’Algérie. Des voitures surchargées, des histoires… En mer, nous ne sommes plus en France et pas encore en Algérie, et vice versa. Nous sommes dans l’entre-deux, s’exprime alors une parole qui jaillit par nécessité. Un débat fort intéressant a été lancé à la fin de la projection animée par l’historien du cinéma, Olivier Hadouchi, en dialogue avec l’historienne tunisienne Kmar Bendana.

Une conférence intitulée «Histoire illustrée et commentée du cinéma en Algérie» sera donnée, aujourd’hui, à 16h00, par le cinéaste, chercheur et restaurateur numérique Nabil Djedouani.

La projection des deux courts-métrages «Fatima» et «Je me suis mordu la langue» de la Franco-Algérienne Nina Khada est prévue aujourd’hui à 17h00. Sorti en 2018, le premier film est un recueil de voix et d’icônes. «Ma voix raconte l’exil de ma grand-mère d’Algérie jusqu’en France. La pellicule défile en noir et blanc, je raconte des combats pour son pays, pour ses enfants…», écrit la réalisatrice. Le deuxième film est sorti en 2020. «Alors que je n’arrive pas à me rendre dans mon pays. Je décide de faire un détour. Je déambule dans la ville de Tunis à la recherche de ma langue d’origine, l’algérien», écrit Nina Khada dans le synopsis.

Cette dernière prendra part, par la suite, à un débat avec le public animé par la critique de cinéma Sihem Sidaoui avec la participation de la sociologue algérienne Latéfa Lafer.

Une table ronde intitulée «Exil, mémoires et archives» sera donnée le même jour à 19h00.

Autre pays, autre célébration, celle du 126e anniversaire du cinéma vénézuélien, accueillie par la Cinémathèque tunisienne qui, en coordination avec l’ambassade de la République bolivarienne du Venezuela en Tunisie, présente, du 26 au 29 janvier 2023, un cycle autour de la cinématographie de ce pays.

Abrité par la salle Tahar Cheriaa, ce programme de célébration verra la présence du cinéaste vénézuélien Atahualpa Lichy.

Atahualpa Lichy est né à Caracas de parents français. En 1956, il part faire des études de géologie à Paris. Rapidement, il découvre la Cinémathèque française et devient un spectateur assidu, à tel point qu’Henri Langlois le remarque et lui propose un poste. Proche des cinéastes de la Nouvelle Vague, Atahualpa Lichy se décide, lui aussi, à réaliser des films. Il contribue également à la création de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes et à la SRF (Société des réalisateurs de films). Il met en scène pour le cinéma et la télévision plus de soixante courts-métrages et organise de nombreux festivals. En août 1989, il tourne dans son pays natal son premier long-métrage «Rio Negro».

Ce film sera projeté dans le cadre de ce cycle, le vendredi 27 janvier, en présence du réalisateur avec lequel le public pourra échanger, avant la projection du film, lors d’une rencontre ouverte qui portera sur son parcours et sur le rôle des cinémathèques pour la préservation de la mémoire des peuples.

Une autre occasion sera offerte au public de voir un film de Atahualpa Lichy et de débattre avec lui, le jeudi 26 janvier, avec la projection de son documentaire «Le mystère des lagunes» sorti en 2011. On est dans les «villages du sud», dans les Andes vénézuéliennes. Le manque de routes, jusqu’à il y a peu de temps, de téléphone, d’internet, a préservé dans cette région la tradition orale qui fait leur richesse culturelle. Ces villages représentent un monde mystique, aux images évocatrices du passé.

Tous les films sont sous-titrés en français (sauf Jerico, qui est sous-titré en anglais), nous informe la Cinémathèque.

Calendrier des projections

Jeudi 26 janvier 2023

18h30 : Le Mystère des Lagunes, Fragments Andins Dir. Atahualpa Lichy, 2011, 92’, Venezuela

Vendredi 27 janvier 2023

11h00 : Rencontre avec le cinéaste Atahualpa Lichy

18h30 : Río Negro, dir. Atahualpa Lichy, 1990, Venezuela

Samedi 28 janvier 2023

16h30 : Nostálgicas Del Futuro, dir. Thierry Deronne, 2022, Venezuela,100’

18h30 : Quelle Galère Bromélia, dir. Efterpi Charalambidis, 2022, Venezuela, 99’

Dimanche 29 janvier 2023

16h30 : Jericó, dir. Luis Alberto Lamata, 1991, Venezuela, 90’

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