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La Tunisie post-référendum : Des interrogations qui attendent des réponses


• Le Président Kaïs Saïed promet: une nouvelle loi électorale régira les élections législatives anticipées programmées le 17 décembre prochain
• Les partis politiques et les associations de la société civile dictent leurs conditions pour participer à la nouvelle loi électorale
• Najla Bouden chargée par le Chef de l’Etat d’accélérer la mise en place de la prochaine loi électorale

Maintenant que les dés sont jetés, que la Tunisie s’est dotée, le 25 juillet, d’une nouvelle Constitution même s’ils n’ont été que 30,5% des électeurs à l’avoir avalisée lors du référendum tenu tout au long de la même journée, que les partis de l’opposition, qu’ils aient choisi de voter ou qu’ils aient préféré boycotter l’opération électorale, crient quotidiennement à ce qu’ils appellent «la mascarade du 25 juillet» et exigent du Président Kaïs Saïed qu’il démissionne, tout simplement parce que son référendum a échoué, que nos partenaires, principalement Washington et l’Union européenne demandent toujours le retour à la vie démocratique sur la base d’un dialogue ouvert à tout le monde, la question que les Tunisiens se posent quotidiennement, avec  insistance, est la suivante :  une nouvelle Constitution, et après ?

Autrement dit, qu’est-ce que les Tunisiens ont-ils le droit d’attendre du Président Kaïs Saïed après la promulgation officielle, d’ici à fin août, de la nouvelle Constitution dans le Journal officiel de la République tunisienne  (Jort) afin qu’elle puisse être déclarée fonctionnelle, c’est-à-dire voir ses différents articles et dispositions devenir applicables ?

Une nouvelle loi électorale prochainement

Et le Président Kaïs Saïed n’a pas attendu longtemps pour répondre à cette question qui taraude les esprits des Tunisiens bien avant le démarrage du référendum en soulignant que deux dossiers bénéficieront, à l’avenir, de la priorité absolue: la mise en place d’une nouvelle loi électorale en prévision des législatives anticipées du 17 décembre prochain et la poursuite de la guerre anticorruption.

Le Chef de l’Etat a fait part de son programme post-référendum dans  la soirée du 25 juillet 2022 en répondant aux questions de Shems FM quand il s’est déplacé à l’avenue Habib-Bourguiba où il a eu droit à un bain de foule organisé par les sympathisants du oui au référendum venus fêter leur victoire et «la migration de la Tunisie, comme l’a précisé le Chef de l’Etat lui-même, de la rive du désespoir à celle de toutes les espérances».

Le Chef de l’Etat va confirmer ses choix post-référendum en demandant, lors de son entretien avec Mme Najla Bouden, Cheffe du gouvernement, «d’accélérer l’élaboration de la nouvelle loi électorale sur la base de laquelle seront organisées les élections législatives anticipées prévues le 17 décembre prochain ainsi que l’opération électorale qui permettra de choisir les membres du conseil des régions et des districts comme prévu dans la Constitution du 25 juillet 2022».

Le communiqué officiel ayant sanctionné la rencontre Saïed-Bouden ne précise pas la date à laquelle le Conseil des ministres devra examiner la nouvelle loi électorale ou peut-être introduire certains amendements à la loi actuellement en vigueur. Ainsi, personne ne sait pour le moment si l’on aura une nouvelle loi électorale prochainement ou si la loi actuellement va subir certains amendements, conformément aux dispositions de la nouvelle Constitution.

Le communiqué présidentiel ne nous éclaire pas aussi sur une autre question: sur la base de quelle loi électorale seront élus les membres du futur conseil des régions et des districts ?

Et comme l’on est dans l’impossibilité de savoir comment les futurs députés ou les prochains membres du conseil des régions et des districts vont être choisis ou même quel sera leur nombre à l’avenir, les Tunisiens, à leur tête les partis politiques, les observateurs et les analystes se sont prêtés à la gymnastique des questions auxquelles seul le Président Kaïs Saïed est en mesure de répondre au cas où il le déciderait et aussi aux propositions, aux conseils amicaux, voire pour certains aux conditions-pressions exigeant de participer directement et activement à l’élaboration de la nouvelle loi électorale, à la mise en place de la loi qui régira l’action de la Cour constitutionnelle comme prévu dans la Constitution, etc.

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