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La sélection olympique échoue à se qualifier à la CAN 2023 : Cruel et amer !


Nos Olympiques avaient tous les atouts pour se qualifier et aller encore plus loin en se qualifiant aux JO de Paris, notamment. Sauf qu’ils ont fait preuve d’une certaine naïveté, qui a fini par leur coûter cher.

Le parcours de la sélection olympique tunisienne a été stoppée tout net dimanche par un adversaire congolais qui n’avait pourtant rien entrepris d’extraordinaire. Effacés, les Congolais ont d’abord refusé le jeu avant de se voir obligés de sortir de leur moitié du terrain après le premier but encaissé. Mais à vrai dire, même après le deuxième but d’Adem Garreb, les attaquants adverses, bien qu’ils soient auteurs de quelques essais, n’avaient pas suffisamment d’arguments pour inquiéter notre défense. Par ailleurs, le but des Congolais, signé Gloire Bassinga, a été inscrit sur un moment d’hésitation inexpliqué de la part de Damergy qui a sorti durant 85 minutes un grand match, à même de sauver l’équipe d’un but tout fait à la 20’ grâce à une belle parade. Bref, l’élimination  est amère et ce serait cruel de blâmer Elyès Damergy. 

Comme face au Cameroun en 2019…

Imputer la responsabilité de l’échec à Elyès Damergy serait injuste à l’égard d’un jeune gardien qui s’est toujours bien comporté. Il a commis une erreur, certes fatale, mais tous les gardiens de but commettent de grosses erreurs à un moment ou un autre de leur carrière.

La responsabilité de cet énième échec d’une sélection olympique tunisienne à se qualifier aux JO est une responsabilité collective. Il faut bien rappeler que notre dernière participation à des Jeux olympiques remonte à 2004 à Athènes. Cela fait donc 18 ans que nous échouons à nous qualifier aux JO. Par ailleurs, le sélectionneur national olympique, Maher Kanzari, est à son deuxième échec consécutif de ne pas pouvoir se qualifier aux JO. En poste depuis mars 2015, Kanzari n’est pas parvenu à atteindre l’objectif qu’on attend d’un sélectionneur olympique. Pourtant, il a le don de détecter et de former de jeunes footballeurs. Mais comme en 2019, le sélectionneur national olympique a échoué à bien lire le jeu de l’adversaire. Pour rappel, l’équipe de Tunisie olympique a été éliminée en septembre 2019 par le Cameroun en dépit d’une victoire au match retour à Radès sur le score de 2-1. A l’aller, la sélection nationale avait concédé une courte défaite sur le score 0-1. Le même scénario s’est donc répété dimanche à une exception près : en 2019, nos Olympiques avaient au moins atteint le troisième et dernier tour de qualification à la CAN, ce qui n’est pas le cas cette fois-ci.   

Sur le plan tactique, le sélectionneur national olympique semble reproduire les mêmes erreurs : ne pas savoir ramener un résultat positif quand il s’agit d’un match en déplacement à l’aller et ne pas exploiter les moments forts du match retour, comme c’était encore le cas dimanche contre la sélection du Congo. En effet, plus d’une occasion s’est présentée à nos attaquants pour doubler, voire tripler la mise, rien qu’en première mi-temps. Il fallait exploiter les moments forts, notamment dans les minutes qui ont suivi le premier but de Hamdi Laabidi. Un très joli but, du reste ! 

Encore une génération de perdue !

Si le coaching a, encore une fois, fait défaut à Maher Kanzari, alors que c’était l’un de ses atouts majeurs d’entraîneur, le sélectionneur national olympique a gardé, néanmoins, la main en termes de détection de jeunes talents. Ce qui intrigue cette fois-ci, qu’il y a beaucoup plus d’internationaux olympiques qui jouent dans les équipes seniors de leurs clubs respectifs, à l’instar de Moataz Zaddem ou encore Alâa Ghram, Achref Habbassi et Hamdi Laâbidi, sans oublier les plus jeunes à l’image d’Adem Garreb, pour ne citer qu’eux… Dommage qu’on n’y arrive pas toujours avec autant de joueurs-cadres en clubs.

A cause de l’échec de dimanche dernier, c’est malheureusement une autre génération de perdue qui sera privée de Jeux olympiques. Maher Kanzari a fait trop de calculs. Ses changements opérés ont tenu plus compte des intérêts des clubs en rapport avec leurs engagements en Coupe de la CAF, que des péripéties de la rencontre. C’était un peu naïf de croire qu’on pouvait tenir cinq minutes de temps réglementaire sans qu’il y ait de mauvaise surprise…   

L’échec organisationnel !

Un dernier point à évoquer : l’échec organisationnel. Le public était trop peu nombreux à Radès, dimanche. On comptait un millier tout au plus. La question qui s’impose : pourquoi insister à faire jouer les matches de nos équipes nationales à Radès, alors qu’on pouvait les déplacer à Monastir ou à Sfax ?

Sous d’autres cieux, les sélections nationales jouent un peu partout dans leurs pays en quittant la capitale. Chez nous, tout est fait de travers.

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