Economie tunisie

Journées régionales de la confiance numérique : Quels défis et quelles tendances ?


 
La contribution de l’économie numérique dans le processus de la croissance des pays n’est plus à démontrer et son impact est aujourd’hui établi. Mais dans les pays arabes, beaucoup reste à faire dans ce cadre-là…

A l’initiative de l’Organisation arabe des technologies de l’information et de la communication (Aicto), et en partenariat avec Huawei Technologies, les «Journées régionales de la confiance numérique» se sont tenues les 29, 30 novembre et 1er décembre 2022 à Tunis, sur le thème : « La coopération pour renforcer le climat de confiance et de sécurité vers la construction d’un avenir numérique durable ».

Ayant comme objectif principal de renforcer ‘’l’action arabe conjointe’’ et la coopération interrégionale et mondiale dans le domaine de la sûreté et de la sécurité des transformations technologiques aux niveaux stratégique, technique et organisationnel, l’événement a été marqué par la présence de M. Nizar Ben Neji, ministre tunisien des Technologies de la Communication, M. Adil Hassan Elhussein, ministre des Communications et de la Transformation numérique de la République du Soudan, M. Amir Khadr, président du conseil de l’Aicto, M. Mohamed Salah Ben Aïssa, secrétaire général-adjoint et président du Centre de la Ligue arabe à Tunis, outre des délégations de haut niveau des chefs des autorités et organisations arabes et régionaux, ainsi que des experts dans le domaine de la cybersécurité et de la confiance numérique.

Plus de 25% au PIB mondial

M. Mohamed Salah Ben Aïssa a indiqué que l’économie numérique est devenue un moteur de croissance important, l’un des axes principaux de la coopération entre les différents pays et une source importante de création de richesse. Selon les chiffres annoncés, l’économie numérique contribue à plus de 25% au PIB mondial, un pourcentage en hausse continue depuis quelques années.

«La contribution de l’économie numérique dans le processus de la croissance des pays n’est plus à démontrer et son impact est aujourd’hui établi. Mais dans les pays arabes, beaucoup reste à faire dans ce cadre-là étant donné que le poids de l’économie numérique reste néanmoins modéré, marqué, notamment, par un développement limité et inégal entre les pays arabes. Mais depuis un bon moment, ce secteur connaît une dynamique positive et réelle qui ne cesse de croître, grâce aux investissements menés par les pays arabes pour promouvoir les services numériques », a-t-il affirmé.

Renforcer la souveraineté numérique…

Sur un autre plan, M. Ben Aïssa a précisé que les attaques cybernétiques sont une menace réelle à la sécurité des peuples et des gouvernements, et à la sûreté nationale d’une manière générale, ce qui confirme, encore une fois, l’importance de la sécurité des systèmes d’information pour faire face aux cybermenaces et renforcer la souveraineté numérique. Cela implique la capacité de l’Etat à pouvoir maîtriser l’ensemble des ressources dans le cyberespace contre d’éventuelles interférences, notamment étrangères, et, par conséquent, à agir de manière indépendante, en particulier, dans des domaines stratégiques à son développement.

«… Avec l’explosion du digital qui a multiplié les opportunités de développement, la gestion de la sécurité des systèmes d’information est devenue un enjeu crucial et pose de réels défis politiques, juridiques, techniques, économiques… Aujourd’hui, grâce à la souveraineté numérique, on pourrait détecter des situations de danger pour les personnes ou les institutions, détecter des anomalies dans l’accès à des sites publics, la reconnaissance faciale (en temps réel)… Loin du concept classique de la souveraineté (domination, exercice de l’autorité suprême sur un territoire…), la souveraineté numérique ne se limite donc pas à la stricte perspective juridique classique, attachée au pouvoir des Etats. Ainsi, en plus des défis et menaces, l’espace cybernétique présente d’innombrables avantages et opportunités, étant donné que l’intelligence artificielle fait désormais partie de notre présent et certainement de notre futur… », a encore souligné M. Ben Aïssa.

Parler le même langage

Pour sa part, Adnan Ben Hlima, vice-président en charge des relations publiques de Huawei Northern Africa, a indiqué que la cybersécurité est le capital-confiance qui relie les utilisateurs aux systèmes qu’ils utilisent dans le secteur du numérique. « A l’heure actuelle, on est en train de vivre une transformation digitale dans tous les secteurs, marquée par une hausse croissante de l’usage d’Internet. Si on n’assure pas la fiabilité des systèmes, la confidentialité des informations et la protection des données personnelles, cela ne peut pas se développer comme il faut », a-t-il indiqué. Dans ce même cadre, M. Ben Hlima a ajouté que la cybersécurité reste un prérequis très important sur lequel Huawei insiste beaucoup. «On la considère comme une priorité absolue dans notre travail… Aujourd’hui, on est ravie d’avoir ce genre d’initiatives entre les pays arabes parce que la cybersécurité repose sur un processus de bout en bout avec tout l’écosystème qui doit participer pour assurer une certaine cohérence, pouvoir parler le même langage et assurer cette fiabilité du système. A cette fin, on essaie de partager notre savoir, nos connaissances et être transparent par rapport à ce qu’on fait dans le monde », a-t-il souligné.

A noter que le premier jour était consacré à la 2e édition du Forum arabe de haut niveau sur la cybersécurité et le lancement de la stratégie arabe pour la cybersécurité. A travers le lancement de cette stratégie, l’objectif était de concrétiser les orientations de la « Vision stratégique arabe pour la cybersécurité», lancée par l’Aicto en 2021, et de servir de feuille de route ou de plan directeur pour montrer aux pays arabes la voie à suivre. Le deuxième jour a été dédié à la 3e édition du Forum inter-régional sur la confiance numérique et la normalisation. Cette édition s’est concentrée sur les moyens de renforcer la reconnaissance mutuelle et l’interopérabilité entre les pays arabes et d’autres pays dans les services de confiance numérique, principalement la signature numérique. Quant au troisième jour, des formations spécialisées dans le domaine de la confiance numérique, de la normalisation, animées par des experts arabes et internationaux ainsi que des réunions des groupes de travail du projet de l’organisation  ‘’Le Réseau régional pour la confiance numérique’’ ont été programmées.

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