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Initiatives de dialogue national : Et si la fumée blanche sortait de La Kasbah ?

 

• Est-il permis de pronostiquer qu’une initiative de dialogue national est en gestation du côté du Palais de La Kasbah ?
• On s’interroge, à la lumière du climat dans lequel s’est déroulée la rencontre Najla Bouden-Noureddine Taboubi-Samir Majoul et aussi en essayant de décortiquer les déclarations de Tahar Berberi, S.G adjoint à l’Ugtt, qui présidait la conférence des cadres syndicaux militant au sein de l’Union générale du travail à Zaghouan

Dans la foulée des initiatives qui pullulent depuis un  certain temps ayant pour objectif de trouver une solution consensuelle à la crise multidimensionnelle (politique, économique, sociale et aussi environnementale) dans laquelle se débat le pays dans le sillage des approches développées ici et là professant qu’«une autre Tunisie est possible» et aussi au moment où on croyait que Noureddine Taboubi et l’Ugtt ont décidé de rompre avec le Président de la République et la Cheffe du gouvernement, au moment également où on s’interrogeait sur le silence assourdissant de Samir Majoul et l’absence remarquée et remarquable de l’Utica, alors qu’on s’attendait à ce que le patron des patrons et les patrons eux-mêmes élèvent la voix pour dénoncer ou au moins critiquer le contenu de la loi de finances 2023, voilà qu’on assiste à ce qu’on pourrait qualifier de revirement, de virage ou de mutation dans les rapports Ugtt-gouvernement, qu’on découvre que les portes du Palais de La Kasbah s’ouvrent de nouveau devant Noureddine Taboubi, que Samir Majoul est de nouveau associé à ce que l’on pourrait qualifier de retour à la concertation gouvernement-organisations professionnelles dans une première étape l’Ugtt et l’Utica conjointement et dans une seconde étape l’Union des femmes et l’Union des agriculteurs, chacune de son côté, en attendant peut-être dans les prochaines heures de voir la Ltdh et le Conseil  de l’ordre des avocats invités à rencontrer Mme Najla Bouden.

Et en analysant le contenu du communiqué de presse publié par La Kasbah, à l’issue de la rencontre Bouden-Taboubi-Majoul et en décortiquant, plus particulièrement, le ton imprimé au communiqué en question faisant prévaloir «la consécration de la tradition de la concertation et du dialogue» ayant, de tout temps, marqué les rapports entre  le gouvernement et les deux organisations représentant les ouvriers et les patrons, l’on ne peut que déceler peut-être  que quelque chose a changé et que l’avènement de l’année administrative 2023, avec les nouveautés, les défis, les paris et les contraintes qui vont la jalonner, pourrait apporter du nouveau.

Un vent nouveau ?

Ainsi est-il permis de supposer qu’au niveau du Palais de La Kasbah, c’est-à-dire du côté de la Cheffe du gouvernement, qui n’a pas hésité à appeler «à la nécessité de faire prévaloir l’intérêt supérieur du pays, d’assurer un climat favorable à l’action commune et à trouver les moyens nécessaires pour réussir la prochaine étape», qu’un vent nouveau est en train de souffler favorisant le dialogue et la concertation aux dépens de la rupture, du blocage ou de la confrontation (y compris dans la rue) que certains préconisent.

En attendant la poursuite de l’ouverture du palais de La Kasbah sur les autres organisations ou conseils, en premier lieu la Ligue des droits de l’homme, les avocats et aussi les experts-comptables et les ingénieurs, l’on ne peut que piocher dans les déclarations quotidiennes fournies par les auteurs de l’initiative de salut public pilotée par l’Ugtt, l’ordre des avocats, la Ligue des droits de l’homme dans l’attente que les femmes et les agriculteurs y adhèrent et l’annoncent publiquement.

En effet, hier, mercredi 4 janvier, Taher Berberi, secrétaire général adjoint au sein de l’Ugtt, a mis les points sur les i et a remis les pendules à l’heure pour affirmer clairement que «rien ne se fera en dehors de l’aval du Président Kaïs Saïed».

En présidant, hier, la conférence des cadres syndicaux de l’Union régionale du travail à Zaghouan, Berberi a notamment souligné : «Le dialogue prôné par l’Ugtt comportera une feuille de route pour mettre en place un consensus à dimension nationale loin des tensions et des intérêts politiques restreints».

Il ajoute encore, plus explicite : «A l’issue du dialogue les recommandations seront remises au Chef de l’Etat pour qu’il donne son avis. La position de l’Ugtt sera déterminée à la lumière de la position exprimée par le Président de la République».

Donc, s’il existe un enseignement à tirer de la mise au point produite par Tahar Berberi, ce sont les partis de l’opposition appelant au départ de Kaïs Saïed qui doivent être les premiers à saisir : l’Ugtt n’avalisera jamais une telle solution.

A bon entendeur salut !

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